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  • Drheam Cup 2024

    Le départ de la 5e édition de la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE  se déroulera du 11 au 15 juillet à Cherbourg-en-Cotentin.

    Connaissez vous la Drhream Cup ? La Dhream Cup est une compétition de voile, organisée par Jacques Civilise chaque juillet depuis 2016. La course est ouverte à de nombreux types de bateaux monocoques et multicoques comme les Class40, Multi50, et IMOCA. La compétition propose des parcours côtiers et en haute mer, attirant des navigateurs professionnels et amateurs. En plus des courses, l’événement offre une ambiance festive avec des animations pour les spectateurs.

    Cette aventure exaltante devrait attirer près d’une centaine de bateaux, un chiffre
    qui n’a cessé de croître : en 2016 il y en avait 40 sur la ligne de départ, 76 en 2018 et 95 en 2020. Les skippers choisiront de naviguer sur l’un des 3 parcours suivant la catégorie de leur bateau.

    Le départ sera donné dimanche 15 juillet en rade de Cherbourg-en-Cotentin, les premiers bateaux arriveront dans le port de la Trinité-sur-Mer, dans le golfe du Morbihan, à partir du 17 juillet. Les concurrents se mesureront en multicoques comme en monocoques, en solitaire, en double ou en équipage.

    Le public pourra observer des bateaux entre 6.5 m et 32 m sur le village de départ, au port Chantereyne, où skippers renommés comme amateurs se croiseront pendant les 5 jours de fête précédant le départ.

    Le parcours

    La zone de course s’étend de la Manche Est et du Cotentin, de la Mer d’Irlande et sur le littoral atlantique des Pertuis charentais, étendu à la zone Golfe de Gascogne.

    3 parcours différenciés en fonction des vitesses des bateaux :

    • DC 600 : 600 milles nautiques partant de Cherbourg-en-Cotentin, passant par Shamble West, Wolf Rock (Scilly), le waypoint DRHEAM/Ouessant, la cardinale ouest Rochebonne, pour finir à La Trinité-sur-Mer.
    • DC 1000 : 1000 milles nautiques partant de Cherbourg-en-Cotentin, passant par Shamble West, les Scilly, le Fastnet, le waypoint DRHEAM/Ouessant, la bouée BXA, pour arriver à La Trinité-sur-Mer.
    • DC 1500 : 1500 milles nautiques partant de Cherbourg-en-Cotentin, passant par Shamble West, la pointe sud-ouest de l’Angleterre, le waypoint DRHEAM-IM (au nord de l’île de Man), le Fastnet, le waypoint DRHEAM/Ouessant, une bouée au large de Bilbao, pour terminer à La Trinité-sur-Mer.

    Le programme

    • Jeudi 11 juillet : Ouverture du village à Cherbourg-en-Cotentin et arrivées des bateaux,
    • Samedi 13 juillet : DRHEAM-TROPHY (prologue : parcours côtier de 15 à 25 milles environ organisé entre la Hague et Barfleur), remise des Prix du DRHEAM-TROPHY à 18h30
    • Dimanche 14 juillet :  Feu d’artifice à Cherbourg-en-Cotentin,
    • Lundi 15 juillet : Départ de la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE,
    • Du Mercredi 17 au samedi 20 juillet : Arrivée estimée des premiers bateaux à La Trinité-sur-mer,
    • Dimanche 21 juillet : Remise des prix à La Trinité-sur-mer.

    5 jours de fête

    Rendez-vous du jeudi 11 au lundi 15 juillet sur le village de départ de la DRHEAM-CUP, sur la plage verte, port Chantereyne. Cette année, le village de départ de la DRHEAM-CUP sera réorganisé pour offrir une expérience encore plus conviviale. Situé en face de la flotte, il sera plus compact et s’étendra le long du Quai de la Hune. Les stands commerciaux et les animations seront harmonieusement intégrés pour créer une ambiance chaleureuse et accueillante. Le grand public est invité à venir découvrir ces voiliers et les nombreuses animations proposées par la Ville de Cherbourg-en-Cotentin.

    Un programme à la journée avec des animations ponctuelles et permanentes, apéros, concerts et spectacles en soirée, c’est ce qui attend les visiteurs durant ces 5 jours de fêtes. De quoi ravir les plus grands et mettre des étoiles dans les yeux des plus jeunes.
    Toutes les animations proposées sont gratuites. Le village de la course sera ouvert en journée et une nocturne sera organisée le jeudi 14 juillet pour célébrer la Fête Nationale.

    Le programme est bientôt disponible, soyez patient.

  • La Rolex Fastnet Race, une course au féminin

    Plusieurs femmes ont déjà marqué l’histoire de la Rolex Fastnet Race. A presque un mois du départ et de l’arrivée à Cherbourg-en-Cotentin, tour d’horizon de celles qui vont écrire la 50ème édition de cette course historique. 

    Sam Davies a une longue histoire avec la Rolex Fastnet Race. © Yann Riou – polaRYSE / Oscar

    Sam Davies (GBR), Initiatives Coeur, classe IMOCA

    Originaire de Portsmouth, Sam Davies vit en France depuis plus de vingt ans. Elle y a gravi tous les échelons de la course au large. Son histoire avec le grand large débute en 1998 alors qu’elle embarque aux côtés de Tracy Edwards pour battre le record du tour du monde sans escale. Elle a depuis participé à trois Vendée Globe ainsi qu’à la Volvo Ocean Race à la tête du team SCA. Récemment revenue d’une étape de l’Ocean Race, elle fait aujourd’hui campagne à bord d’un bateau flambant neuf aux couleurs d’Initiatives Cœur. Cette campagne permet de collecter des fonds pour des Mécénat Chirurgie Cardiaque afin de soigner des enfants issus de pays défavorisés.
     
    La Rolex Fastnet Race est importante pour Davies car elle lui a permis de vivre sa première expérience de course au large à bord d’un bateau de 40 pieds, invitée par les propriétaires. « Sur le moment, vous ne vous rendez pas compte de l’incroyable opportunité qui vous est offerte. Surtout quand vous êtes jeune, vous devez bien vous vendre, mais sur le moment, vous considérez que c’est acquis. Je ne remercierai jamais assez Tim et Liz (les propriétaires) pour ce qu’ils ont fait pour moi ».
     
    Le domaine de Davies – la course au large – est l’un des rares sports où les femmes et les hommes partent sur un pied d’égalité. Tout le monde a en tête la victoire de Florence Arthaud sur la Route du Rhum 1990 ou la seconde place d’Ellen Mac Arthur lors du Vendée Globe 2001. Dans le prochain Vendée Globe, il y aura au moins cinq femmes en lice. « Ce qui est sympa, c’est que ce sont toutes des navigatrices de haut niveau qui ont des projets avec des sponsors qui sont sérieux et qui sont là depuis longtemps (ce n’est pas leur premier Vendée Globe). Ils ont tous des foilers, avec un fort potentiel pour obtenir de bons résultats. »
     
    « Ce qui est bien aussi, c’est qu’il y a au moins un skipper masculin qui a choisi une co-skipper féminine pour la Transat Jacques Vabre. Jusqu’à présent, les seules navigatrices IMOCA étaient les skippers. C’est un signe de confiance et de respect dans le monde de la voile. » poursuit Sam.

    Tor Tomlinson brandit la Fastnet Challenge Cup après avoir remporté la Rolex Fastnet Race 2021 au classement général sur le JPK 11.80 Sunrise de Tom Kneen. © Paul Wyeth/pwpictures.com

    Tor Tomlinson (GBR), JPK 11.80 Sunrise, IRC 2
     
    La dernière édition de la Rolex Fastnet Race a été remportée par le JPK 11.80 Sunrise de Tom Kneen dont l’équipage comprenait deux femmes : Tor Tomlinson Cheney et Suzy Peters.
    Sur ce bateau, lors des départs, Tor Tomlinson Cheney règle la Grand-Voile tandis que Suzy Peters est co-navigatrice avec Tom Cheney, le mari de Tor.
     
    « Suzy est une très bonne navigatrice et nous sommes toutes amies », explique Tomlinson Cheney.
     
    Est-il plus facile pour les femmes d’obtenir une place sur ce type de bateau ? « En tant qu’amateur, je pense que oui. Il y a deux aspects différents : La navigation en double se développe, il est donc plus difficile pour les gens de naviguer, mais la raison pour laquelle elle est de plus en plus répandue est que les gens ont du mal à trouver des équipiers. Les opportunités sont donc plus nombreuses. Le plus difficile est de trouver l’équipe qui vous convient et pour laquelle vous voulez sacrifier vos week-ends. »

    Astrid de Vin à la barre de son JPK 10.30 Il Corvo – participant à la course De Guingand Bowl © Paul Wyeth/pwpictures.com

    Astrid de Vin (NED), JPK 10.30 Il Corvo, IRC Two

    Si les équipages féminins sont minoritaires, les femmes propriétaires sont encore plus rares dans la flotte IRC. L’une des plus compétitives est la Néerlandaise Astrid de Vin. Il s’agit de sa quatrième Rolex Fastnet Race et de sa deuxième course en double, puisqu’elle a déjà participé à une course de ce type avec son précédent Grand Soleil 43.

    Récemment, Astrid de Vin s’est engagée à courir en double au large avec son co-skipper expérimenté Roeland Franssens, qui a participé à au moins 10 courses autour du rocher irlandais. « Personnellement, après 10 ans de course côtière en Hollande, j’avais envie d’un plus grand défi. Avec la course au large, aucune course n’est la même ». Pour courir en équipage réduit au large, elle a acquis le JPK 10.30, le même modèle que celui qui a remporté la classe IRC Two-Handed lors des deux dernières courses de la Rolex Fastnet Race.

    Sur le plan professionnel, Mme De Vin a travaillé dans le domaine des relations publiques et de la communication. Faisant partie d’un groupe exclusif de femmes propriétaires, elle déclare : 

    « C’est vrai – j’ai de la chance ! Il faut avoir la possibilité de le faire financièrement et j’aime beaucoup la course au large ».
    Astrid De Vin
    Skipper

     Elle est impatiente de s’intégrer à la communauté britannique de l’IRC en double, qui comprend elle-même de nombreuses femmes, et même quelques femmes propriétaires comme Kate Cope avec son Sun Fast 3200 Purple Mist.

    enny Taylor-Jones participe à la Rolex Fastnet Race pour la quatrième fois, mais ce sera la première fois pour elle et sa famille à bord de leur célèbre voilier classique S&S39 Sunstone © Sunstone

    Jenny Taylor-Jones (GBR), S&S 39 Sunstone, IRC Four
     
    Dans la flotte IRC, les plus belles histoires sont des affaires de famille et l’une des plus emblématiques est celle des Taylor-Jones basés à Ipswich – Will et Jenny avec leur fille Issy et le frère de Will, Tom, complétés par deux amis d’Issy embarqués à bord de Sunstone, un bateau qui a marqué sa génération dans les années 90.
     
    En ce qui concerne l’évolution des courses féminines depuis qu’elle a commencé, Jenny dit que c’est la navigation de sa fille qui est la plus évidente. « Elle a beaucoup navigué en dériveur et je l’ai conduite à de nombreux événements. Elle a navigué en Teras et en Feva, et la navigation en RS vise à inclure les filles de manière très équitable. A 13-14 ans, les sports à l’école sont très séparés en fonction du sexe, mais ça n’était pas le cas avec la voile ».
     
    Ce sera la quatrième Rolex Fastnet Race de Jenny et la première de la famille à bord de Sunstone. En général, la stratégie est l’affaire de Jenny mais les tactiques de courses sont toujours abordées en commun. « J’ai hâte d’y être. J’avais un peu d’appréhension au début, parce que je me disais que je n’avais plus 25 ans. En fait, on ne se sent pas différent, juste un peu plus lent ».

    Shirley Gervolino a parcouru plus de 9 000 NM (16 676 km) depuis la Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique Sud, pour participer à la course

    Shirley Gervolino (FRA/GBR), Beneteau 47.7 EH01, IRC One
     
    Outre les participants australiens, la palme du voyage le plus lointain revient à Shirley Gervolino, qui vient tout droit de Nouvelle-Calédonie, pour courir sur le First 47.7 EH01 de Global Yacht Racing. Shirley est née en Angleterre d’un père anglais, a grandi en France et s’est installée en Nouvelle-Calédonie il y a 30 ans. Professionnellement, elle est médecin généraliste, mais se concentre aujourd’hui sur la stratégie et l’analyse des hôpitaux, y compris la numérisation des dossiers de l’hôpital.
     
    Elle a navigué toute sa vie, en dériveur dans le sud de la France pendant son enfance à bord d’Optimist, de 470 et de 505. Elle a également abandonné la voile lorsqu’elle a eu une famille, avant de revenir à la compétition en 2007. Elle a notamment participé à la Rolex Fastnet Race 2009 – elle essaie de participer à une grande course au large de 600 à 1 000 milles par an. Elle a notamment participé à la Rolex Sydney Hobart, à la Rolex Middle Sea Race l’année dernière, à la course Auckland-Nouvelle-Calédonie, à la course Nouvelle-Calédonie-Vanuatu et à sa propre course autour de la Nouvelle-Calédonie, ainsi qu’à des régates en Europe et dans les Caraïbes. 
     
    « J’aime les courses au large, mais j’aime aussi les courses côtières, que je pratique régulièrement. » En Nouvelle-Calédonie, les femmes qui participent à des courses sont relativement peu nombreuses. Là-bas, elle fait actuellement partie d’un équipage exclusivement féminin qui participe à la course Round New Caledonia et est impliquée dans une association qui encourage les femmes à naviguer.

    « J’aime les équipages mixtes, mais je suis assez déçue car il faut toujours faire ses preuves quand on est une femme. Il y a des rôles à bord qui restent réservés aux hommes c’est très frustrant. »
    Shirley Gervolino
    Skipper

    À l’avenir, Shirley souhaite acheter son propre yacht.

    L’expérimentée Néerlandaise Tinka Visser, 19 ans, participera à la compétition sur le J/109 Jybe Talkin © Pedro Martinez/44Cup

    Tinka Visser (NED), J/109 Jybe Talkin, IRC Three
     
    Bien qu’elle soit la plus jeune femme présentée ici, âgée de 19 ans, Tinka Visser de Groningen a accumulé une expérience considérable.
     
    Issue d’une famille de navigateurs, elle est passée par la voile légère avant de se lancer à fond dans la course de quillards à l’âge de 16 ans. Elle a participé pendant un an à la campagne du VO60 Boudragon du Néerlandais Hans Bouscholte, dont le point culminant a été la Rolex Fastnet Race de 2021. Elle poursuit : « Après l’école, je me suis retrouvée sur le Swan 65 King Legend, avec lequel j’ai participé à des courses et effectué quelques convoyages ». Son réseau s’est encore élargi lorsque, pendant son année de césure, elle a passé du temps chez Doyle Sails UK. Cela lui a donné l’occasion de régater sur un Cape 31 et sur le J/109 à bord duquel elle participe cette année à la Rolex Fastnet Race.
     
    « J’ai entendu beaucoup d’histoires sur la Fastnet Race », dit-elle. « Mes parents l’ont faite plusieurs fois dans le passé et j’ai donc entendu parler des conditions difficiles. Il y a deux ans, au départ, il y avait beaucoup de vent et de grosses vagues, mais après, ça allait – ce n’était pas confortable. Je m’attendais à des conditions plus difficiles. »
     
    Alors que sur le VO60, ils ont régaté à 18, elle attend avec impatience une course plus intime à huit sur le J/109 Jybe Talkin de Christopher Burleigh. Cette fois encore, il s’agit d’une affaire de famille, puisque son fils Matthew et sa fille Kat participent également à la course. « Je les ai rencontrés par l’intermédiaire d’un ami à la Semaine de Cowes et j’ai navigué avec eux pendant deux jours. Nous sommes restés en contact et j’ai vu qu’ils prévoyaient de participer à la Fastnet… »
     
    Malgré son jeune âge, elle affirme que le secret est « d’avoir des relations, de connaître des gens, puis il y a un effet boule de neige. Cela dépend en partie de votre caractère : si vous êtes ouvert, que vous voulez aider et que vous êtes disposé à recevoir des commentaires, c’est ainsi que vous vous entendrez avec les gens. Peu importe que vous soyez un homme ou une femme. »
     
    Outre l’imminence de la Rolex Fastnet Race, Visser étudie actuellement les sciences de l’éducation et a eu la chance d’être embarquée pour la saison dans l’équipage Team Aqua de Chris Bake sur la 44Cup, qui se rendra à nouveau à Cowes du 9 au 13 août.

  • PODCAST – Episode 4 : 2013, VICTOIRE HISTORIQUE, EN DOUBLE ET EN FAMILLE

    A l’occasion de l’ Arrivée de la 50ème édition de la Rolex Fastnet Race en juillet 2023, l’association Arrivée Fastnet Cherbourg, qui organise l’arrivée , vous propose le Roman du Fastnet. Un podcast mensuel en six épisodes qui, en compagnie d’invités ayant une histoire avec la course, revient sur des moments forts de cette épreuve presque centenaire.

    Découvrons ensemble le quatrième épisode.

    Le Roman du Fastnet – Episode #4
    Avec Pascal et Alexis Loison

    Au départ de la Rolex Fastnet Race en 2013, Night and Day, l’un des 8 JPK 1010 engagés, fait partie des favoris pour l’emporter en IRC 3. En plus de ce classement, Pascal et Alexis Loison peuvent prétendre aussi s’imposer en double, ce qu’ils ont déjà fait en 2005 lors de leur premier Fastnet disputé sur leur précédent Night and Day, un J105.De là à rêver de victoire toutes classes, il y a un pas…

    Car même si la catégorie double est de plus en plus disputée (plus de 60 duos en 2013), aucun tandem n’a jusqu’ici brûlé la politesse aux équipages dans l’histoire de la course. Le JPK 1010 des Loison père et fils vient pourtant de montrer que l’exploit était dans ses cordes en remportant la victoire « overall » lors de la Channel Race, ce qui fait dire à Pascal que « dans certaines conditions, il n’y a pas de raison qu’un double bien mené sur un bateau bien préparé ne s’impose pas ».

    Sur la ligne de départ, le gain de la montre Rolex promise au vainqueur toutes classes reste une boutade entre Pascal et son fils Alexis, rompu à la course au large via la Solitaire du Figaro dont il n’a raté aucune édition depuis 2006. Le duo familial est concentré sur la course qui commence, comme souvent, au louvoyage pour s’extraire du Solent avant de traverser les grandes baies piégeuses de la Cornouaille.

    Jour et nuit, le JPK 1010 taille sa route, sans jamais relâcher la cadence, comme dans le morceau de Cole Porter dont il tire son nom. Au passage du Fastnet, les deux Cherbourgeois retrouvent du réseau malgré la purée de pois et apprennent qu’ils sont … deuxièmes ! Foggy Dew, le redoutable JPK1010 du Havrais Noël Racine, leur a brûlé la politesse dans la montée.

     Mais entre le rocher irlandais et Plymouth, dans une brise tonique au vent de travers, Night and Day prend sa revanche, ce qui lui permet de doubler l’archipel des Scilly en tête. Les 40 derniers milles se courent sous haute tension et l’arrivée à Plymouth sous une pluie diluvienne reste dans les annales.

    Night and Day est le premier à réaliser l’exploit d’une victoire toutes classes pour un bateau mené en double. Une performance qui n’a jamais été réitérée depuis…

    Le podcast  « Le roman du Fastnet » c’est votre entrée VIP dans l’histoire de la course. Faite le plein d’anecdotes, de témoignages et d ‘échanges avec les personnes qui ont contribué à faire de cette course, une légende. Venez vous imprégner de  l’atmosphère de la Rolex Fastnet Race au micro de Pierre-Marie Bourguinat, de quoi vous faire patientez jusqu’au 22 juillet 2023 pour le départ de la 50ème édition. 

  • 25 IMOCA attendus à l’arrivée de la Rolex Fastnet Race

    La Rolex Fastnet Race est une des premières épreuves IMOCA de la saison 2023 et va réunir une flotte impressionnante avec 25 monocoques attendus et plusieurs bateaux y feront leur première apparition. A l’occasion de cette 50ème édition de la Rolex Fastnet Race, les IMOCA seront menés en double. Le plateau s’annonce très relevé avec huit bateaux flambants neufs et 12 des 33 concurrents du dernier Vendée Globe.

    Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe, fera tout pour être au départ de la Rolex Fastnet Race. Photo : Christophe Breschi

    Yannick Bestaven est bien sûr très attendu. Victime d’une chute à vélo au printemps, il fera tout pour être au départ de Cowes le 22 juillet à bord de son nouveau Maître CoQ V, un plan Verdier construit à partir des moules de 11th Hour Racing. Depuis sa troisième place au dernier Vendée Globe, Louis Burton a acquis l’ancien plan Manuard L’Occitane en Provence qu’il a rebaptisé Bureau Vallée.

    Deuxième du dernier Vendée Globe (premier arrivé, mais relégué à la deuxième place après que Bestaven ait reçu une compensation de temps), Charlie Dalin revient sur la Rolex Fastnet Race après une performance exceptionnelle en 2021. Il a non seulement dominé la compétition IMOCA (dans cette classe très équilibrée, son Apivia a terminé avec six heures d’avance), mais a même longtemps fait jeu égal avec le géant Skorpios, deux fois plus grand et mené par une vingtaine de marins aguerris. « Après les Scilly, le vent est tombé et a tourné un peu à droite, ce qui fait que nous n’avons pas pu foiler davantage – c’est un regret, car sinon nous aurions pu les dépasser, je pense. En mode foil, nous étions plus rapides », se souvient Dalin.

    Cette fois, Charlie est de retour avec un nouvel IMOCA, le plan Verdier MACIF, dont la mise à l’eau est prévue en juin. « Nous avons identifié quelques points que nous voulions améliorer, comme la navigation au portant dans une mer modérément forte, et nous avons également optimisé l’ergonomie du bateau grâce à notre expérience de ces quatre dernières années », explique-t-il.

    La Rolex Fastnet Race sera la première course du nouveau MACIF. Dalin est un grand fan de cette course : « Ce sera passionnant de commencer par la Fastnet. J’ai hâte de sortir du Solent sur le nouveau bateau avec des centaines d’autres bateaux autour ».

    Photo : Yann Riou

    La Grande-Bretagne dispose de plusieurs bateaux IMOCA de qualité. Tous les regards seront tournés vers Sam Davies et son nouveau bateau Initiatives Coeur. Lancé l’année dernière, le premier IMOCA construit par Davies est un projet de Sam Manuard, construit à partir des moules de L’Occitane en Provence (voir ci-dessus). Comme toujours, sa campagne, digne et intelligente, utilisera les réseaux sociaux pour collecter des fonds pour Mécénat Chirurgie Cardiaque, une organisation caritative qui effectue des opérations cardiaques pour les enfants du tiers-monde.

    La première campagne à deux bateaux de la classe IMOCA a été officiellement lancée il y a quelques semaines. Cette approche gagnante a déjà été utilisée lors de la Coupe de l’America et de l’Ocean Race. Thomas Ruyant et le Britannique Sam Goodchild s’associent dans le cadre de la campagne « For People and Planet », soutenue par leurs sponsors respectifs Advens et Leyton. Tous deux seront sur la ligne de départ en juillet et espèrent franchir la ligne d’arrivée en Normandie. Ruyant skippera For People, un IMOCA flambant neuf conçu par Finot-Conq et Antoine Koch, tandis que Goodchild héritera de l’ancien bateau de Ruyant, LinkedOut, un plan Verdier 2019 construit par Persico. Si LinkedOut a terminé sixième du dernier Vendée Globe, il a connu d’énormes succès depuis en remportant la Transat Jacques Vabre 2021 et la Route du Rhum l’année dernière.

    Pour Goodchild, qui vient de la classe Ocean Fifty, la campagne IMOCA a été un travail de longue haleine. « Nous avons pris notre temps ! J’ai toujours voulu bien faire. Je suis heureux de le faire plus tard et mieux », déclare Goodchild, qui a depuis participé à la plupart des grands événements offshore et a remporté le Pro Sailing Tour avec Leyton lors de sa première saison en tant que skipper en 2021.

    Thomas Ruyant et Sam Goodchild courent sous les couleurs de « For people and planet ». Photo : P. Bouras

    Goodchild a participé à la Rolex Fastnet Race à de nombreuses reprises, d’abord sur l’Artemis IMOCA 60 en 2009 et par la suite en Class40, puis sur le MOD70 Phaedo et l’Ultime Sodebo, bien qu’il ne l’ait pas encore remportée. « C’est une belle course, un beau parcours. Retourner dans le Solent est toujours amusant, d’autant plus que je passe maintenant trop de temps en France ! J’aime toujours les grandes courses qui mélangent les pros et les amateurs et où tout le monde est sur le même parcours – c’est très amusant ». La Rolex Fastnet Race sera la première épreuve IMOCA officielle de Goodchild sur son nouveau bateau et il est impatient de terminer à Cherbourg-en-Cotentin. « C’est un grand port avec beaucoup d’espace et beaucoup de courant, il faut être très prudent ! ».

    Pendant ce temps, Pip Hare fait monter la pression. Véritable révélation du dernier Vendée Globe, la Britannique prend le départ à bord de son nouvel IMOCA Medallia, avec lequel Armel Le Cléac’h a remporté le Vendée Globe en 2017. Depuis qu’il a terminé 12eme de la Route du Rhum l’an dernier, Medallia a subi une intervention majeure avec notamment une modification de l’étrave et l’installation de nouveaux foils Verdier qui sont deux fois plus grands que les anciens. Il faudra également surveiller James Harayda sur Gentoo, l’ancien Hugo Boss du millésime 2007. A 25 ans, Harayda sera le plus jeune skipper de la classe IMOCA mais il a déjà montré son potentiel en terminant 14eme sur 34 à la Route du Rhum l’année dernière.

    Pip Hare’s Medallia was formerly Armel le Cléac’h’s 2016-17 Vendée Globe winner © Mark Lloyd

    Parmi les autres poids lourds français en lice en juillet, on trouve Jérémie Beyou et son nouveau bateau de dernière génération, Charal 2, conçu par Sam Manuard. Beyou a remporté la Fastnet en classe IMOCA en 2019 et a terminé deuxième en 2021. À bord de son nouveau bateau, il a terminé troisième de la Route du Rhum l’année dernière. Le dernier Paprec Arkéa de Yoann Richomme a été mis à l’eau en février. Comme le For People de Ruyant, il s’agit d’un nouveau design de Finot-Conq et Antoine Koch. À eux deux, Richomme et Beyou ont remporté cinq Solitaires du Figaro – Beyou en 2005/11/14, Richomme plus récemment en 2016 et 2019.

    Yoann Richomme’s Paprec Arkéa was launched in February © Polaryse/Paprec Arkea

    Maxime Sorel a terminé le dernier Vendée Globe à la 10ème place mais a mis à l’eau son nouveau bateau l’année dernière. Son V et B – Monbana- Mayenne est un plan Verdier, construit à partir des moules d’Apivia mais avec un nouveau design d’étrave et des foils de dernière génération. A bord de ce bateau, Sorel a terminé cinquième de la Route du Rhum l’année dernière. Éric Bellion, premier bizuth du Vendée Globe 2016, aligne également un bateau de 2023. Le nouveau Commeunseulhomme, construit par Persico et propulsé par Altavia, est l’œuvre de David Raison, le célèbre designer de Mini.

    Si les équipes françaises sont toujours majoritaires dans la classe IMOCA, la représentation internationale reste forte. Outre les concurrents britanniques, le Japonais Kojiro Shiraishi revient avec DMG Mori Global One, un plan VPLP 2019 à bord duquel il a terminé 16eme du dernier Vendée Globe. Le Canadien Scott Shawyer espère également franchir la ligne d’arrivée dans le Cotentin à bord de Canada Ocean Racing, le plan Owen Clarke de 2011 (à l’origine d’Acciona), tandis que le Hongrois Szabolcs Weöres sera à bord de Szabi Racing, l’ancien Aviva de Dee Caffari. Le Belge Denis van Weynbergh court sur l’un des rares IMOCA construits en Hongrie, à l’origine le Spirit of Hungary de Nandor Fa, aujourd’hui appelé D’Ieteren Group. L’Allemagne et la France seront représentées par Isabelle Joschke à bord de MACSF, le VPLP-Verdier 2007 ex-Safran.

     

    La Suisse compte actuellement deux concurrents sur la Rolex Fastnet Race-destination Cherbourg-en-Cotentin. Alan Roura, le plus jeune concurrent du Vendée Globe a terminé 12e de la course 2016-17 à seulement 23 ans. Roura, qui en est à sa troisième tentative, navigue à bord d’un bateau compétitif, le dernier Hugo Boss d’Alex Thomson. Justine Mettraux, l’une des quatre femmes engagées, est en train de devenir l’une des skippers au large les plus accomplies de son pays. Elle a terminé deuxième de la Mini Transat et a participé à trois Ocean Race, gagnant avec Dongfeng Race Team et actuellement avec 11th Hour Racing. Elle fait campagne sur le plan VPLP 2018 Teamwork, qui était le précédent Charal de Jérémie Beyou.

    Justine Mettraux, © Jean-Marie Liot

    Romain Attanasio dispose d’un nouveau Fortinet-Best Western, à l’origine l’Edmond de Rothschild de Seb Josse, qui, sous une forme très modifiée, a terminé cinquième du dernier Vendée Globe en tant que Seaexplorer-Yacht Club de Monaco de Boris Herrmann. Le Monnoyeur Duo For A Job de Benjamin Ferre était à l’origine le MACIF de François Gabart, qui a non seulement remporté le Vendée Globe 2012-13 mais aussi la Rolex Fastnet Race 2013, avant d’être mené par Clarisse Crémer sous le nom de Banque Populaire à la 12e place et à la première place féminine lors du dernier Vendée Globe. Clarisse Cremer doit d’ailleurs participer sous les couleurs de l’Occitane, son nouveau sponsor.

    Pendant ce temps, trois autres personnes courent sur des bateaux vintages du Vendée Globe 2008-09. Le navigateur professionnel Sébastien Marsset sur Foussier-Mon Courtier Energie, vainqueur de la Volvo Ocean Race avec Groupama et 11ème du dernier Vendée Globe. Freelance.com est skippé par Guirec Soudée, un aventurier qui a déjà passé cinq ans autour du monde à la voile, le plus jeune marin à traverser le passage du Nord-Ouest et a traversé l’Atlantique à la rame d’Ouest en Est et d’Est en Ouest. Manuel Cousin, du Groupe Setin, un ancien navigateur de Class40 est passé à la classe IMOCA en 2017 et a terminé 23eme du dernier Vendée Globe.

    Le niveau de compétition et le calibre de la flotte IMOCA sont tels que la moitié de la flotte est susceptible de gagner, ce sera spectaculaire !

    La 50eme édition de la Rolex Fastnet Race partira de Cowes, sur l’île de Wight, le samedi 22 juillet et arrivera à Cherbourg-en-Cotentin pour une semaine de festivités.  Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site web de la Rolex Fastnet Race.

  • Podcast Le roman du Fastnet – Ecouter l’épisode 3

    A l’occasion de l’ Arrivée de la 50ème édition de la Rolex Fastnet Race en juillet 2023, l’association Arrivée Fastnet Cherbourg, qui organise l’arrivée , vous propose le Roman du Fastnet. Un podcast mensuel en six épisodes qui, en compagnie d’invités ayant une histoire avec la course, revient sur des moments forts de cette épreuve presque centenaire. Découvrons ensemble le troisième épisode.

    Episode #3 –  Géry Trentesaux : pour l’amour du Fastnet

    Avec 16 participations à la Rolex Fastnet Race, la première à 20 ans en 1977, le Nordiste Géry Trentesaux fait partie des piliers d’une course qu’il a remportée à cinq reprises. Sur ses bateaux qui arborent tous le préfixe Courrier en hommage au Courrier Sud d’Antoine de Saint-Exupéry, il sélectionne à chaque fois soigneusement son équipage en vue de LA course des saisons impaires.

    « Tous ceux qui naviguent pendant la saison sur un Courier n’ont pas forcément le droit de courir le Fastnet à bord », rappelle celui qui a connu la dramatique édition 1979, mais aussi celle de 2007, à la météo redoutable. « Sur cette course, il faut de bons régatiers, mais aussi des équipiers solides, car ça peut être dur », ajoute-t-il.

    Le Fastnet, Géry Trentesaux y pense toute l’année de son domicile bruxellois ou de ses bureaux de la banlieue de Lille. « La semaine précédant le départ, je m’isole en Bretagne, je me projette dans la course et je veux qu’on me fiche la paix ! » sourit celui dont le verbe toujours posé dissimule une passion intacte.                      

    Initié à la course au large par ses parents, il fait la rencontre en 1978 de Piet Vroon. Véritable figure de la course au large aux Pays-Bas, homme d’affaires et régatier, ce dernier embarque le jeune Nordiste pour sept saisons à bord de ses bateaux Formidable et Tonnerre de Breskens, avec trois participations à l’Admiral’s Cup à la clé. Viennent ensuite les années Figaro (trois participations à la Solitaire, dont un podium en 2004), mais Géry Trenteseaux aime trop l’équipage et le Fastnet.

    Cherbourg-en-Cotentin est peut-être le seul port qui peut accueillir autant de bateaux.
    Gery Trentesaux
    Skipper français

    Membre et ancien vice-commodore du Royal Ocean Racing Club, il finit par le remporter une première fois en 2001 sur Courrier Nord, un IMX 40. Suivent la victoire de 2007 sur Courrier du Cœur (First 44.7), celles de Courrier Vintage (proto Lombard construit chez Marsaudon) en 2013, de Courrier du Léon (JPK 10.80) l’édition suivante et de Courrier Recommandé (JPK 11.80) en 2019. 

    Amoureux du Fastnet, ce rocher qui lui « fait toujours penser à L’Ile Noire de Tintin », Géry l’est aussi des bateaux IRC, qu’il faut savoir préparer et optimiser. Après avoir un temps pensé à raccrocher, il a décidé de revenir tenter sa chance une dix-septième fois cette année et disputera la 50e édition de la Rolex Fastnet Race en juillet sur un Ker 43, mis à l’eau en mars. Consigne dès le 14 juillet à son entourage : Do not disturb !

    Le podcast  « Le roman du Fastnet » c’est votre entrée VIP dans l’histoire de la course. Faite le plein d’anecdotes, de témoignages et d ‘échanges avec les personnes qui ont contribué à faire de cette course, une légende. Venez vous imprégner de  l’atmosphère de la Rolex Fastnet Race au micro de Pierre-Marie Bourguinat, de quoi vous faire patientez jusqu’au 22 juillet 2023 pour le départ de la 50ème édition. 

  • La patrouille de France clôturera la Rolex Fastnet Race

    PATROUILLE DE FRANCE

    RETOUR DE CE RENDEZ-VOUS EXCEPTIONNEL À CHERBOURG-EN-COTENTIN

    Après une première venue en 2021, réunissant plus de 30 000 spectateurs, la Patrouille de France, ambassadeur emblématique de l’Armée de l’Air, offrira de nouveau son prestigieux spectacle aérien à Cherbourg-en-Cotentin, le samedi 29 juillet à 17h, en clôture de la Rolex Fastnet Race.

    Reconnue comme l’une des plus anciennes et des plus prestigieuses formations de voltige du monde, la Patrouille de France, offrira un show aérien éblouissant avec des démonstrations de voltiges aériennes de plus haut niveau.                

    Ce samedi 29 juillet 2023, à 17h, sur la base de loisirs de Collignon (commune déléguée de Tourlaville), durant près de 30 minutes, les pilotes réaliseront des prouesses techniques et artistiques à une vitesse comprise entre 200 et 600 km/h. Ils pratiqueront l’art de la voltige en patrouille serrée et à basse altitude, avec des accélérations de -3G à +7G. Les spectateurs auront la sensation de toucher du doigt les huit Alphas Jets !

    C’est une chance pour la Ville de Cherbourg-en-Cotentin d’accueillir une nouvelle fois la Patrouille de France, ambassadeur emblématique de l’Armée de l’Air, l’année de son 70e anniversaire mais aussi en clôture de la 50e édition de la Rolex Fastnet Race
    Benoit Arrivé
    Maire de Cherbourg-en-Cotentin

    Le Maire, Benoit Arrivé, précise « C’est une occasion unique de mettre en valeur notre territoire, la superbe plage de Collignon, et toute sa baie. » 

    Un rendez-vous exceptionnel où la Patrouille de France proposera une fois encore un spectacle pour petits et grands, un joli cadeau de clôture pour la Rolex Fastnet Race, offert par la Ville de Cherbourg-en-Cotentin, aux Cherbourgeois et aux vacanciers de passage.

    Jean-Louis Valentin, président de l’Association Arrivée Fastnet Cherbourg, se félicite de cette clôture unique et « remercie la Ville de Cherbourg-en-cotentin, notamment Monsieur le Maire, qui a œuvré pour que cet évènement puisse avoir lieu ».

  • Podcast Le roman du Fastnet – épisode 2

    A l’occasion de l’ Arrivée de la 50ème édition de la Rolex Fastnet Race en juillet 2023, l’association Arrivée Fastnet Cherbourg, qui organise l’arrivée , vous propose le Roman du Fastnet. Un podcast mensuel en six épisodes qui, en compagnie d’invités ayant une histoire avec la course, revient sur des moments forts de cette épreuve presque centenaire. Découvrons ensemble le second épisode. 

    Episode #2 – La tragique Fastnet de 1979

    Ce deuxième épisode du podcast mensuel Le Roman du Fastnet revient sur la tragique édition 1979, véritable tournant dans l’histoire d’une course aujourd’hui quasi-centenaire.

    Lorsque le coup de canon libère les 303 concurrents dans le Solent ce samedi 11 août 1979, la météo estivale ne mentionne aucun risque de mauvais temps. 48 heures plus tard, alors que le leader Condor approche du Fastnet et que l’essentiel de la flotte se trouve en mer Celtique, la BBC annonce un coup de vent pour la nuit. Le temps de le dire, la dépression secondaire s’est activée à une vitesse vertigineuse et balaie désormais la flotte avec 976 hectopascals en son centre. Lorsque le nouveau bulletin tombe à minuit et livre un avis de tempête imminente, les conditions sont déjà dantesques, avec notamment une mer très abrupte et déferlante. La station météo de Shannon enregistre des vents de plus de 67 nœuds et des navires de commerce sur zone rapportent des vagues de plus de 14 mètres.

    Dans ce fracas nocturne, deux bateaux cherchent à tailler leur route. A bord d’Alvena, un Contention 33, le jeune Jacques Caraës essuie son baptême du feu. Celui qui deviendra double détenteur du Trophée Jules Verne et directeur de course du Vendée Globe raconte le choix de prendre la fuite, l’inexorable chavirage à 360 degrés, la décision de monter dans le radeau de survie, retourné à plusieurs reprises, avant le sauvetage de l’équipage au petit matin…

    Malheureusement, notre skipper était très exposé sur le pont, il s’est pris la vague de plein fouet, et son harnais de sécurité n’a pas tenu [..] et Bertrand s’est retrouvé à la mer
    Jacques Caraës

    En miroir, le récit poignant d’Alain Catherineau, skipper du She 36 Lorelei, ne prend que plus de force. En début de nuit, l’équipage du chef d’entreprise bordelais aperçoit des fusées et se déroute vers un canot de survie, mais aucune approche n’est possible à la voile. Alain et son équipage parviennent à le rejoindre au moteur, un premier passage permet de récupérer cinq équipiers. Le sauvetage des deux autres tient du miracle…

    Heureusement qu’on avait ce bateau sinon l’histoire aurait été différente.
    Alain Catherineau

    Sur les 303 bateaux engagés dans ce Fastnet 1979, seulement 86 seront classés et 25 abandonnés en mer. Au terme d’une opération de grande ampleur coordonnée par les sauveteurs britanniques, 150 marins seront sauvés, mais on dénombrera 15 morts, ce qui fait du Fastnet 1979 un événement tristement célèbre dans les annales de la course au large.

    Le podcast  « Le roman du Fastnet » c’est votre entrée VIP dans l’histoire de la course. Faite le plein d’anecdotes, de témoignages et d ‘échanges avec les personnes qui ont contribué à faire de cette course, une légende. Venez vous imprégner de  l’atmosphère de la Rolex Fastnet Race au micro de Pierre-Marie Bourguinat, de quoi vous faire patientez jusqu’au 22 juillet 2023 pour le départ de la 50ème édition. 

  • Rolex Fastnet Race, le « crunch » de la course au large

    Que ce soit en football, en rugby et bien sûr en course au large, la rivalité sportive entre la France et l’Angleterre est historique. Ces deux grandes puissances maritimes adorent se mesurer et la Manche – ou le « Channel » -est devenu leur terrain de jeu favori. Grâce à la Rolex Fastnet Race, ces adversaires de toujours peuvent se rencontrer tous les deux ans sur une course qui réunit des concurrents du monde entier. Depuis 20 ans, elle a bien réussi aux frenchies même si la dernière édition a marqué un retour force des marins anglais. Retour sur une confrontation qui dure depuis presque un siècle.

    Toujours spectaculaire. Des centaines de bateaux de toutes tailles quittent le Solent après le départ deCowes, au Royaume-Uni

    Joli coup pour Jolie Brise

    L’histoire de la France avec le Fastnet débute dès la première édition. Aucun marin français n’est engagé dans celle qu’on appelle « The Ocean Race» mais déjà, un bateau « made in France » s’impose. Joli Brise est un cotre de travail déclassé en raison de l’avènement de la vapeur. Le Britannique Georges Martin l’acquiert et décide d’en faire un yacht de plaisance. A son bord, Martin s’impose à nouveau en 1929 et 1930. Le premier français engagé dans la course est Léon Diot à bord de L’Oiseau Bleu en 1928. 

    La saga Gitana

    C’est seulement 40 ans après la création de la course qu’un bateau français parvient à inscrire son nom au palmarès. Armé par le Baron Edmond de Rothschild, ce voilier de 28 mètres est baptisé Gitana IV rentre dans l’histoire pour près de deux décennies. Il établit en effet un temps de référence de 3jours, 9 heures, et 40 minutes qui a tenu pendant 19 ans. Il marque aussi l’arrivée de la famille de Rothschild sur la Rolex Fastnet Race. Franck Camma set Charles Caudrelier ont poursuivi cette histoire en gagnant les deux dernières éditions à bord du trimaran Ultim Edmond de Rothschild (Gitana 17).

    Tabarly fait parler la poudre

    La performance de Gitana IV est suivie deux ans plus tard, en 1967, par la première victoire en temps compensé. C’est Éric Tabarly, à la barre de Pen Duick III, une goélette de 17,45 mètres qui s’impose. Gérard Petitpas, qui revient sur cette aventure dans le podcast « le roman du Fastnet », se rappelle que les Anglais surveillaient du coin de l’oeil ce navire en aluminium qu’ils surnommaient le « vilain petit canard français ». Cette même année, l’officier de marine remporte également la Round Gotland et la Sydney Hobart, deux classiques du circuit. Tabarly s’impose à nouveau sur le Fastnet trente ans plus tard. Il est en effet engagé aux côtés d’Yves Parlier à bord d’Aquitaine Innovation, un IMOCA révolutionnaire.

    Le hold up de l’Admiral’s Cup

    L’Admiral’s Cup est considérée comme la coupe du monde officieuse de la course au large. Chaque nation aligne trois bateaux et la Rolex Fastnet Race en constitue la dernière étape. Pour cette édition 1993, les Français naviguent sous les couleurs de Corum et affichent un professionnalisme inédit. Ils prennent le départ en outsider avec une quatrième place au classement général mais parviennent à renverser la vapeur. L’un des bateaux de l’équipe parvient même à transpercer la flotte pour finir au milieu des voiliers de la catégorie supérieure. Ce coup d’éclat offre à la France sa seule et unique victoire sur l’Admiral’s Cup. Elle est signée par l’équipe de Luc Gellusseau et composée de talents tels que Marc Bouet, Jean-Yves Bernot, Marcel Van Triest, Luc Pillot, Pierre Mas ou encore Bertrand Pacé.

    Catherine Chabaud est la seule femme à avoir remporté la Rolex Fastnet Race.

    Première victoire féminine pour Catherine Chabaud


    Après Tabarly, il a fallu attendre 1999 pour voir une nouvelle victoire française au classement général. C’est Catherine Chabaud, deux Vendée Globe à son actif, qui s’est imposée à bord de son IMOCA Whirlpool – Europe 2.Aujourd’hui, les IMOCA 60 (et d’autres classes telles que les Ultimes et les Class40) concourent en dehors de la flotte principale de handicap, mais ce n’était pas encore le cas en 1999. Chabaud reste la première et, à ce jour, la seule femme à avoir remporté la course au classement général.

    Les Cherbourgois Alexis Loison et Guillaume Pirouelle se sont imposés en double l’année dernière

    L’IRC, nerf de la guerre

    Les vainqueurs de la Rolex Fastnet Race ne sont pas toujours des professionnels célèbres à bord des bateaux les plus rapides de l’événement. Au contraire, la course fait la part belle à l’IRC et au temps compensé. Ainsi, l’édition 2005 est remportée par Jean-Yves Château, un amateur malouin à bord de l’un des bateaux les plus petits et les moins chers de la flotte. A l’arrivée, le skipper plaisantera même en rappelant que les voiles coûtaient sans doute plus cher que le bateau. L’histoire de la Rolex Fastnet Race de ce côté-ci de la Manche est aussi écrite par la famille Loison. En 2013, Pascal et Alexis (père et fils) sont devenus le premier, et seul, équipage en double à remporter la course, battant tous les bateaux en équipage. Alexis est depuis un inconditionnel de la Rolex Fastnet Race qu’il a remporté, dans la catégorie double, à quatre reprises.

    Trenteseaux, fidèle du Fastnet

    La course de 2015 est remportée par l’un des plus grands navigateurs amateurs français. Géry Trentesaux a participé à sa première Fastnet Race en1977 et a finalement remporté la course lors de sa 13ème tentative. La course à bord de son JPK 10.80 Courrier Du Leon a été exceptionnelle, puisqu’il a remporté l’IRC 3, mais sur l’eau, il termine devant tous les bateaux IRC 2, plus grands et réputés plus rapides. Il s’impose avec deux heures et vingt minutes d’avance alors qu’il avait raté son départ et perdu 40 minutes pour réparer son erreur.

    C’est lors de sa 13ème tentative queGery Trenteseaux a remporté la Rolex Fastnet Race.

    L’exception des classe pro

    Au cours des deux dernières décennies, les grandes flottes professionnelles françaises ont été attirées par la Rolex Fastnet Race en nombre toujours plus important. Ces classes professionnelles, très présentes en France, bénéficient de leur propre classement. Ainsi, Loïck Peyron s’impose dès 1999 à bord de Fujicolor et réédite l’exploit 12 ans plus tard avec le trimaran Banque Populaire V. Ce bateau a ensuite été vendu à Yann Guichard et Dona Bertarelli, rebaptisé Spindrift 2 et a réédité l’exploit en 2013 et 2015. Le record de Peyron a finalement été battu par l’Ultime Edmond de Rothschild en 2019. Les IMOCA et les Class40 deviennent aussi des habitués de la Rolex Fastnet Race avec un classement dédié dès 2005 sur lequel les Français jouent systématiquement aux avant-postes. La dernière édition est ainsi remportée en IMOCA par Charlie Dalin et Paul Meilhat à bord d’APIVIA et en Class40 par Antoine Magre à bord de Palanad 3, devant 34 concurrents.


    Arrivée en France, retour des Anglais


    La Rolex Fastnet Race est décidemment une course de paradoxes. Alors que l’édition 2021 joue son arrivée à Cherbourg-en-Cotentin, ce sont les Anglais qui se taillent la part du lion. Les français continuent de briller dans les séries professionnelles qui leur sont chères mais les Britanniques gagnent trois séries IRC ainsi que le classement général, attribué à Thomas Kneen, une première pour un britannique depuis 2003. De ce côté-ci de la Manche, on se console en rappelant que le bateau vainqueur est un JPK 11.80, construit… en France.


    2023, année de tous les records


    A moins de cinq mois du départ, la 50ème édition de la Rolex Fastnet Race promet de battre tous les records. Les inscriptions ne sont pas encore terminées mais le chiffre de 500 bateaux est avancé. C’est simple, jamais une ligne de départ n’aura rassemblé autant de bateaux et l’arrivée à Cherbourg-en-Cotentin promet d’être cruciale pour les frenchies. En dehors des classes professionnelles, majoritairement françaises, ce sont en effet plus de 125équipages tricolores qui sont au départ avec des têtes d’affiche à l’image d’Alexis Loison, vainqueur des quatre dernières éditions en double, ou de Roland Jourdain. A bord de son catamaran We Explore, « Bilou » a en effet terminé deuxième de la dernière Route du Rhum.

  • La mythique Rolex Fastnet Race arrive à Cherbourg en Cotentin

    26 novembre 2019 Changement de cap éminent

    la Rolex Fastnet Race choisit le Cotentin comme nouvelle destination

    Ce mardi 26 novembre à Londres, le Royal Ocean Racing Club (RORC) a annoncé que l’arrivée des prochaines éditions de la mythique Rolex Fastnet Race (2021 et 2023) se déroulera en France !

    Historiquement ancré à Plymouth en Angleterre depuis 1925, ce grand rendez-vous estival de la course au large qui rassemble l’élite des skippers professionnels et les meilleurs amateurs change de cap et choisit désormais Cherbourg-en-Cotentin pour accueillir les concurrents. 

    C’est un événement majeur pour le Cotentin et la course au large puisque ce sont près de 400 bateaux et plus de 3 000 marins qui arriveront à Cherbourg en août 2021.

    Ce nouveau parcours mènera les équipages vers l’un des grands ports de France, étroitement lié au nautisme, au transmanche et à l’épopée transatlantique. 

    La Ville de Cherbourg-en-Cotentin, la Communauté d’agglomération du Cotentin, le Conseil départemental de la Manche et la Région Normandie s’unissent pour célébrer dignement l’arrivée des 3 000 navigateurs de la Rolex Fastnet Race.

    La prochaine Rolex Fastnet Race partira de Cowes sur l’Île de Wight, le dimanche 8 août 2021 pour une remise des prix le samedi 14 août à Cherbourg-en-Cotentin.

    Le parcours entre Cowes et Cherbourg via le célèbre Fastnet Rock est désormais de 695 milles nautiques (soit un peu moins de 1300 km).

    Retrouvez cette vidéo d’annonce sur les plateformes de partage.

  • Des cherbourgeois au championnat du monde d’Ocean Racing

    Le Championnat d’Europe d’Océan Racing avait lieu les 6 et 7 octobre 2018 à Villayojosa (Espagne) près d’Alicante.

    L’Océan Racing, c’est une course en pleine mer, au portant (vent arrière) sur des distances pouvant aller jusque 40km (en moyenne aux alentours de 20km) en utilisant des surfskis (kayaks profilés, de 6m de long en moyenne pour 45cm de large). Le Stand Up paddle, les Outrigger Canoe sont également des supports permettant de faire de l’Océan Racing.

    Pour gagner, il faut aller le plus vite possible d’un point A à un point B en confrontation directe et en utilisant au mieux les éléments marins (vagues, courants, vents).

    Le CKMNC a emmené 5 athlètes sur ces championnats d’Europe. 4 étaient en sélection seconde ligne et un en sélection équipe de France (première ligne). La première ligne correspond aux équipes nationales. Les personnes sélectionnées bénéficient alors d’un léger avantage sur la ligne de départ. La seconde ligne est open après accord des délégués techniques de chaque fédération nationale.

    David Szlachta, membre du CKMNC et entraîneur, a été sélectionné en équipe de France lors des sélections du mois de Juin dernier. Il a pris le départ en première ligne avec les cadors des autres nations.

    Aymerick Riguet (U23), Arthur Gere (U18), Mathis Chouesnel (U18) et Ronan Herveet (Master) se sont vu accordés par la FFCK, au regard de leur niveau, un départ en seconde ligne.

    Côté résultats

    Nos normands se sont très vite habitués à l’effort sous des températures plus hautes qu’à domicile ! D’autant plus que le vent a été au rendez-vous sur les deux jours de compétitions (monoplaces et équipages). Le parcours de 22 km du samedi a été bouclé sur un temps moyen avoisinant les 1h30. Et les places sont belles au milieu de cette densité et de ce niveau :

    Aymerick Riguet 10ème en U23 – Une très belle remontée après une année de pause suite à une fracture de la clavicule.

    Arthur Gere : 7ème  et Mathis Chouesnel 10ème en U18. Arthur et Mathis sont des espoirs du CKMNC. Ils arrivent à concilier scolarité et sport.

    Ronan Herveet 39ème en Master

    David Szlachta 3ème en Sénior

    Une médaille de bronze pour le CKMNC ramenée par David. Et la bataille fut belle. La confrontation a été permanente pendant 22 km ramenant les uns et les autres de la 1ère à la 3ème place de manière alternée. A l’arrivée, 8 secondes d’écart entre le 1er (Espagnol) et le 2ème (Allemand) et 8 secondes d’écart entre le 2ème et David !

    Toute cette équipe accumule de l’expérience et alimente une dynamique auprès des jeunes (et des moins jeunes) au CKMNC. Ces derniers n’ont d’ailleurs pas manqué de soutenir leurs camarades en suivant le live de la course au CKMNC.  Un pari gagnant qu’à fait le CKMNC en donnant de l’expérience aux plus jeunes sur les championnats continentaux.

    David Szlachta, double médaillé et double rôle.

    Pour les équipages, seule la catégorie biplace mixte est ouverte sur ce championnat. L’objectif de la fédération européenne est clair : développer le sport féminin.

    David Szlachta s’est alors associé à Léa Caurant (Quimper). Un équipage de dernière minute et sans ambition autre que de donner le maximum. Et voilà un exemple de duo normand-breton qui a cartonné !

    Après un départ raisonnable mais dans le groupe de tête, Léa et David prennent la tête de course après 15 minutes d’effort et ne la laisseront à aucun moment. Le vent de 20 à 25 nœuds et la mer formée ont permis à ce duo de pleinement s’exprimer. Ils remportent alors le titre de champion d’Europe !

    @CKMNC

    En plus de son statut d’athlète, David Szlachta avait également un rôle de délégué technique sur ces championnats. Il a été proposé par la FFCK, en février dernier, auprès de la fédération européenne et a été élu. David est alors le délégué technique Océan racing auprès de la fédération européenne !  Son rôle est alors de s’assurer du bon déroulement des championnats, de la validité de celui-ci et du respect des règles et procédures techniques. Une double casquette que notre Manchois connait au niveau national, mais là à une autre échelle !

    Le CKMNC brille et est présent sportivement comme institutionnellement du niveau local jusqu’au niveau international car vivre sa passion c’est aussi s’investir !

    Nous souhaitons tout autant de réussite aux 38 athlètes du CKMNC qui iront, fin octobre, défendre la Normandie et le Cotentin lors des Championnats de France à Toulon !

    Communiqué du CKMNC