Catégorie : Actualités

  • Un autre regard sur la réserve naturelle de Vauville

    Bienvenue à la mare de Vauville, située dans la réserve naturelle de Vauville dans la Hague, joli petit coin de paradis dont la renommée n’est plus à faire. Mais connaissez-vous vraiment cet endroit ? Savez-vous ce qui se cache aux abords de la mare ? Quel est son rôle et pourquoi y a-t-il urgence à la préserver ? Pour les amoureux de la nature et les amateurs de nouveautés, nous vous invitons à poser un autre regard sur ce patrimoine naturel exceptionnel que nous ne connaissons peut-être pas vraiment finalement…

    Lorsqu’on pense au mot « dune », on imagine souvent des paysages arides et désolés. Pourtant, les dunes de Vauville/Biville et la réserve naturelle recèlent d’une faune et d’une flore incroyablement riches et diversifiées. Nous sommes allés à la rencontre de Mme Marie-Léa Travert, conservatrice de la réserve de Vauville, pour découvrir les secrets de cette nature fragile et unique. Nous vous rappelons que pour éviter l’érosion du lieu, il vous faut rester sur le chemin balisé lors de vos randonnées, les chiens ainsi que la cueillette sont strictement interdits dans la réserve, sous peine d’une forte amende.

    Pour plus d’informations, n’hésitez pas à aller consulter le site du GONm (Groupe Ornithologique Normand) qui gère la réserve naturelle : http://www.gonm.org/reserves-de-la-manche-50/m07-vauville-50

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  • Un terrain de jeu pour les amoureux de nature et d’aventure

    Bienvenue dans le Cotentin, territoire riche en activités de plein air. Grâce à ses grands espaces naturels préservés, la région est un véritable paradis pour les amateurs de sport. Offrant une multitude de facettes au fil des 4 saisons, l’intérieur des terres est idéal pour découvrir une campagne verdoyante aux aspects très variés : des prairies à perte de vue, des forêts féeriques, des marais mystérieux, et des collines aux panoramas à 360°. Ces paysages sont à couper le souffle.

    Chaussez vos chaussures de marche et faîtes votre choix pour l’une des 90 randonnées pédestres proposées par les topoguides de l’Office du Tourisme du Cotentin et partez à la découverte de plus de 900km de circuits de randonnées valorisés.

    Enfourchez votre vélo, équipé de casques, gants et baskets. Partez à la découverte du territoire à travers de nombreuses pistes cyclables, routes à faible trafic et chemins empierrés.

    Enfilez votre gilet de sauvetage, les rivières et cours d’eau qui traversent le Cotentin sont accessibles en canoë/kayak. Sur l’eau, le terrain de jeu est tout autre, on se laisse glisser sur les rivières à coup de rames. On découvre alors une tout autre facette des charmes de la Nature.

    Ces activités de plein air sont idéales pour passer de bons moments de détente en famille ou entre amis. Que vous soyez un amoureux de la nature, un sportif ou un aventurier, le Cotentin offre un large choix d’activités pour sillonner les 4 coins de la presqu’île hors des sentiers battus. Alors, prêt à découvrir les secrets du Cotentin ?

    Dans ce reportage, nous vous invitons à explorer la commune de Saint-Sauveur-Le-Vicomte, située dans le Clos du Cotentin, à travers différentes activités. Nous débutons le circuit par une randonnée dont le sentier parcourt la forêt domaniale, un des seuls massifs forestiers de la Manche, vestige d’une importante forêt royale et peuplé de magnifiques arbres remarquables par leur forme et leur âge. Nous grimpons, ensuite à vélo, à travers les landes jusqu’au Mont de Besneville pour admirer le panorama à 360° vers les monts des alentours et même apercevoir les îles anglo-normandes à l’ouest. Nous finissons cette excursion par une activité nautique, en pagayant le long de la Douve en canoë/Kayak. Nous voguons au calme sur les méandres de la rivière qui nous émerveille par ses paysages découverts avec un autre point de vue. Au loin se dresse l’imposant donjon du château médiéval de Saint Sauveur le Vicomte.

    Pour poursuivre vos explorations, 5 topoguides du Cotentin réunissant plus de 90 circuits de randonnées pédestres pour sillonner les 4 coins de la Presqu’île hors des sentiers battus sont en vente dans les Offices de Tourismes du Cotentin.

    Les circuits de randonnées pédestre et vélo sont visibles gratuitement sur le site internet encotentin.fr et la plate-forme Cirkwi ; solution complémentaire aux topoguides, que vous pouvez utiliser sur votre smartphone et suivre la lecture de trace (GPX).

    La base de loisirs de Saint-Sauveur-Le-Vicomte propose en plus des sorties canoë/kayak, une multitude d’activités.

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  • Céline Planque, meunière au Moulin à Eau de Marie Ravenel

    Bienvenue au Moulin à Eau de Marie Ravenel, située sur la côte est du Cotentin.

    Datant du 18ème siècle et entièrement rénové, il est l’un des rares moulins encore en fonctionnement de nos jours, où vous pourrez apercevoir la boulangère en train de moudre le blé et pétrir ses pains.

    Symbole de cette vie paisible en campagne, le moulin à eau de Marie Ravenel à Réthoville dans le Val de Saire offre une belle balade.

    Daté du XVIIIe siècle, le moulin à eau de la Coudrairie fonctionna jusqu’en 1935. Abandonné une soixantaine d’années jusqu’à son rachat par la communauté de communes de Saint-Pierre-Eglise, il est alors rebaptisé du nom de Marie Ravenel en hommage à la meunière poétesse qui y vécut une trentaine d’années. La visite du Moulin permet de s’imprégner d’une époque, de découvrir le mouvement de la meule tournante, le tic-tac du babillard, la puissance des engrenages, l’odeur de la farine et la roue aux augets.

     

    Des visites, des animations (fabrication et vente de pain), une boutique de produits du terroir complètent la découverte ainsi que de jolis extérieurs en accès libre.

    L’intégralité du film et toutes les informations pratiques et historiques sur le Moulin à eau de Marie Ravenel sont à retrouver sur le site internet : http://moulinmarieravenel.fr/

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  • Le Cotentin, une histoire

    Ce reportage, tourné dans l’enceinte du château de Saint-Sauveur-Le-Vicomte, vous emmène sur les traces d’un riche passé dont les méandres serpentent en Cotentin entre terre et mer. 

    Nichés au cœur de verdoyants bocages, arrosés d’écume marine, embaumés du parfum des fleurs épanouies dans les jardins, les monuments pittoresques et incontournables du territoire font vivre l’histoire de cette péninsule du bout du monde.

    Accompagné de Simon Tasset, guide conférencier au Pays d’Art et d’Histoire du clos du Cotentin, nous allons éveiller les curiosités sur l’histoire du Cotentin, remontant jusqu’à la préhistoire de notre territoire. Nous vous invitons à partir sur les traces d’un noble héritage. Venez découvrir la riche histoire du Cotentin en notre compagnie.

    Le Pays d’Art et d’Histoire du Clos du Cotentin propose tout au long de l’année des visites guidées et des conférences. Vous retrouvez tout le programme et les renseignements sur leur site internet et dans les Offices de Tourismes du Cotentin.

    En apprendre davantage sur le remarquable Château de Saint-Sauveur-le-Vicomte…

    Bienvenue à Saint-Sauveur-Le-Vicomte, commune rurale nichée au Cœur du Pays d’Art et d’Histoire du Clos du Cotentin. Son remarquable château est la plus grande forteresse médiévale du Cotentin, classé monument historique depuis 1840.

    Initialement construit de terre et de bois, le premier château a laissé place à une enceinte fortifiée datant du 12ème siècle. Il conserve, aujourd’hui, une partie de son enceinte fortifiée, flanquée de tours et dominée par un donjon qui dresse sa silhouette imposante en plein cœur de la campagne du Cotentin, sur les berges de la Douve.

    Les ruines du château de Saint-Sauveur-Le-Vicomte occupent le sommet d’un escarpement rocheux naturel aménagé par l’homme.

    Il avait une fonction militaire prépondérante en Basse-Normandie et permettait de contrôler les routes de Valognes à Portbail et celles menant à Coutances ainsi que le trafic sur la rivière de la Douve. Il est le témoin de l’époque agitée du Moyen Âge et de la péninsule ballottée entre Anglais et Français, c’est le monument le plus évocateur de la guerre de Cent ans.

    • Aux 14 et 15ème siècles, il commandait le Seuil du Cotentin.
    • En 1685, le père Chaudran, jésuite, y a fondé un hôpital puis un orphelinat.
    • De 1712 à 1789, le château a servi de prison.
    • En 1944, il a été gravement endommagé par les bombardements alliés. Après avoir abrité le musée Barbey-d’Aurevilly (en 1956) et une maison de retraite, le château a retrouvé depuis le début des années 2000 son cachet original.

    Sa visite permet de découvrir l’imposant Donjon, la cour des prisons et le logis de Robessart.

    Les visites sont proposées par le Pays d’Art et d’Histoire du Clos du Cotentin qui organise des visites guidées et des conférences, tout au long de l’année, leur programme et les renseignements sont dans les Offices de Tourismes du Cotentin.

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  • Escale imprévue du paquebot de croisière Iona, le vendredi 20 octobre de 09h00 à 18h00.

    Le Quai de France va voir se succéder non pas 2 mais 3 venues de paquebots consécutives, puisqu’il va accueillir demain, le vendredi 20 octobre de 09h00 à 18h00, le paquebot britannique, de la flotte P&O Cruises, Iona pour une escale imprévue ! En effet, à la suite d’une modification d’itinéraire et à l’annulation de l’escale au port de Lisbonne au Portugal, le navire Iona arborant l’union jack et ses 5 300 passagers majoritairement britanniques, viendront rendre une visite surprise au port de Cherbourg-en-Cotentin.

    Caractéristiques du bateau

    Iona fait partie de la Classe Excellence et a été construit par le chantier naval allemand Meyer Werft à Papenburg. Livré à l’armateur en octobre 2020, il est alors le plus imposant navire avec ses 344,5m de longueur et le plus grand navire affecté spécifiquement au marché britannique de la croisière et même l’un des plus grands au monde. © P&O Cruises

    • Longueur : 345 m
    • Capacité d’accueil : jusqu’à 5 600 passagers
    • Equipage : jusqu’à 1 762 personnes
    • Pavillon : Royaume-Uni (Southampton)
    • Nationalité à bord (majoritaire) : Britannique

    Agent Maritime : Humann & Taconet                                                    Tour-Opérateur : Intercruises

    Itinéraire (du 07 au 21 octobre 2023)

    Southampton – Funchal – Tenerife – La Grande Canarie – Puerto del Rosario – Arrecife – Cadix – Lisbonne (escale annulée)CHERBOURG (initialement retour port de débarque en mer sans halte) – Southampton.

    Les excursions et services proposés durant l’escale à Cherbourg :

    • Les excursions qui ont pu être mis en place auront pour destination le Mont Saint-Michel et le Val de Saire.
    •  Les services proposés:
      • Bureau d’Information Touristique au Terminal Croisière ouvert de 09h00 à 17h00;
      • Présence d’un représentant de La Cité de la Mer durant la matinée;
      • Exposition photos intitulée « Trésors et lumières du Cotentin » d’Arnaud Guérin;
      • Service de navette assurant la liaison entre le Terminal Croisière et le centre-ville, mis en place par Kennedy Services.
  • Félix Mazereau, passionné de mobilier du XXe siècle

    La Fourmi à Saint-Sauveur-le-Vicomte

    Proposer du mobilier design scandinave, années 50 et 60, à Saint-Sauveur-le-Vicomte, n’est-ce pas un pari osé ?

    J’ai commencé en 2013 lorsque je suis venu aider ma mère. La boutique était orientée antiquités et brocante, j’y ai ajouté une touche personnelle sans penser que cela rencontrerait un succès presque immédiat.

    Comment expliquez-vous ce rendez-vous inattendu ?

    Il y a du passage à Saint-Sauveur-le-Vicomte, bien plus que ce que je pouvais imaginer. Le bouche-à-oreille fonctionne. La clientèle est fidèle, plutôt parisienne, composée de particuliers ayant des maisons secondaires dans le Cotentin, de décorateurs d’intérieur ou de décorateurs de cinéma. Un bon nombre de ventes se finalisent par internet également. Les transactions, les échanges peuvent se faire en France mais aussi à l’etranger.

    Ce lieu « La Fourmi » a lui aussi une histoire ?

    L’endroit a gardé son authenticité. Le bâtiment, d’architecture après-guerre, date de 1952. Mes parents ont tenu le garage jusqu’en 1999 et ont ensuite apporté quelques transformations pour en faire un magasin d’antiquités. Ils étaient passionnés d’histoire et d’objets anciens.

    Ce n’était pas votre métier de base. Vous ne pensiez pas non plus rester dans la région ?

    En effet, je travaillais dans l’événementiel à Avignon, les imprévus de la vie m’ont fait revenir ici. Dorénavant, je ne me verrais pas vivre ailleurs. Il règne dans le Cotentin une tranquillité loin de l’agitation ambiante et pourtant c’est un territoire en mouvement. Ce côté préservé, où il fait bon vivre va à mon avis rendre le département de plus en plus attractif.

  • Dominique Hutin, chroniqueur sur France Inter

    Les auditeurs de France Inter le connaissent bien. Dominique Hutin, installé dans la Manche, est en effet la référence de l’émission On va déguster le dimanche à 11h, dès qu’il s’agit de parler vin ou cidre.

    C’est aussi un amoureux fou du Cotentin dont il nous livre ici ses adresses fétiches.

    Où faut-il vous inviter à dîner si on veut vous faire vraiment plaisir ?

    Il y a deux adresses qui me viennent spontanément à l’esprit, toutes deux à Cherbourg. Le Pily évidemment, pour la sensibilité du chef Pierre Marion. La sincérité de sa cuisine me touche, notamment son travail sur les produits de la mer qui dit sa proximité authentique avec les pêcheurs. Le restaurant est désormais installé sur le port dans un cadre incroyable. Et je pense aussi au Carabot, cette fois en centre-ville, avec là aussi, une vraie cuisine de caractère qui se renouvelle en permanence.

    Si vous aviez à présent une pépite, un artisan, à nous faire découvrir ?

    Direction le Val de Saire, et plus précisément, le petit village de Montfarville. Une ferme, devenue une charcuterie absolument improbable, se niche ici, tenue par Jean-François Debrix, le représentant d’une longue lignée familiale. Sa graisse à soupe est absolument insensée !

    Le Cotentin est aussi riche de sa palette maraîchère. Avez-vous, là-encore, une suggestion de cœur ?

    Sans hésiter, Le Champ Dépaysant. C’est une petite production que l’on retrouve sur le marché du jeudi à Cherbourg. Ils ne produisent évidemment que des légumes de saison, en bio, notamment des espèces anciennes. Au-delà du travail admirable qu’ils mènent, j’aime aussi beaucoup le fait qu’ils ne trient pas les légumes difformes !

    Et quand vient l’heure du fromage ?

    L’Essentiel, à Saint-Vaast-laHougue. C’est une fromagerie récente qui représente exactement l’idée que je me fais de la résurrection de la profession.

    On termine évidemment avec la carte des boissons…

    Côté cidre, j’ai très envie de mettre en avant le travail de Damien Ferey, aux Vergers de la Passion à Rauville-la-Bigot. C’est là-encore la suite d’une histoire familiale, avec un jeune producteur plein d’idées et déjà de très jolies réussites. Il faut aussi vraiment faire un détour à Cherbourg chez Beerz. Christèle a un vrai talent pour communiquer son savoir et son amour des beaux produits.

    Une mignardise un peu canaille avant de se quitter ?

    Le Ballon Rouge à Cherbourg. Un bar à vin et une cave à la fois. L’endroit est unique. J’ai presque envie de ne pas en dire plus. Filez-y !

  • Yohann Poprawski, chercheur et géologue

    En quoi La Hague est un site géologique si remarquable ? Pour répondre à cette question, nous sommes allés à la rencontre de Yohann Poprawski, chercheur et géologue indépendant, à la tête de la société Géologic-Diffusion.

    En quoi le Géoparc apparait-il comme une évidence dans la Hague ?

    Le site offre, sur un périmètre relativement restreint, une incroyable fresque géologique. Bien sûr, il y a des chaînons manquants, mais il y a surtout des roches qui permettent de retracer une partie de l’histoire géologique depuis une période éloignée de 2,1 milliards d’années !

    Comment se décline cette fresque sur le terrain ?

    En cinq grandes phases. La première date de 2,1 milliards d’années. Les roches datant de cette période sont les plus anciennes de France. Il s’agit de gneiss, autrement dit de granit transformé par différents phénomènes géologiques. On peut l’observer par exemple dans l’anse du Culeron. La 2e phase date de 540 à 600 millions d’années. Elle s’incarne dans différentes formes géologiques d’origine granitiques que l’on peut cette fois observer à Goury. La 3e phase remonte à environ 500 millions d’années. Les chaînes de montagne qui s’étaient formées ici se sont érodées laissant à la place différentes plages de sable et de galets, comme dans la baie d’Ecalgrain.

    Autant de phénomènes qui expliquent la diversité des paysages de la Hague ?

     Absolument. C’est aussi le cas des deux dernières périodes. À Herquemoulin, les roches que l’on observe résultent de la formation d’une chaîne de montagnes qui date d’environ 300 millions d’années et qui devait être comparable aux Alpes actuelles ! Enfin, la dernière période géologique représentée est plus récente. Elle date de 200 000 ans. C’est-à-dire d’un monde qui ressemblait au nôtre. Mais la géologie de cette période, par exemple à Jardeheu, permet de lire les variations climatiques et celles du niveau de la mer. C’est ainsi qu’on retrouve par exemple des galets fossilisés étrangement perchés dans les falaises ! C’est simplement qu’à certaines des périodes qui ont suivi, le niveau de la mer était beaucoup plus haut qu’aujourd’hui.

    Le Géoparc en projet de la Hague permet de raconter 2,1 milliards d’années d’histoire de la Terre. Ce qui en fait un site géologique absolument majeur. La Hague, c’est aussi les vestiges de trois chaînes de montagne, que l’érosion a lentement démantelées, les vestiges d’éruptions volcaniques explosives ou les archives du climat conservées depuis 220 000 ans qui font écho aussi aux enjeux d’aujourd’hui. L’anse du Culeron, la baie d’Ecalgrain, la pointe de Jardeheu ou Herquemoulin constituent des références pour les spécialistes et de formidables écoles de terrain pour des publics curieux et animés par un désir de connaissance sur l’histoire de la Terre ou des climats. La Hague, c’est aussi toute une palette de paysages, qui bénéficie depuis longtemps d’un haut niveau de protection, d’un attachement local fort et d’un dynamisme socio-économique qui a permis de les préserver. Tous ces liens se lisent dans ses paysages depuis ses falaises, en passant par ses étroites prairies littorales aux accents irlandais, ses landes, son vaste massif dunaire, ou à travers la beauté de son patrimoine bâti très bien conservé.

  • Jean Leparmentier, un enfant de gardien de phare

    Jean Leparmentier est un enfant du pays, un enfant de gardien de phare. À quatre-vingt-dix ans et plus, ses images du temps d’avant restent intactes.

    En quelle année votre famille est-elle arrivée au phare de Carteret ?

    Le 16 novembre 1942, en pleine Occupation. Nous venions du Havre, où mon père était le gardien du phare de la Hève mais face aux bombardements intenses, il a préféré venir dans le Cotentin dans l’espoir de mettre sa famille à l’abri.

    Quel rapport entretenez-vous avec la mer ?

    J’ai fait toute ma carrière dans la Marine Nationale, affecté aux ateliers de maintenance de la flotte,

    J’ai pourtant souffert toute ma vie du mal de mer ! Lorsque j’accompagnais mon père à la pêche, j’avais hâte d’apercevoir ma mère agiter le tissu blanc en haut du phare, signe qu’il fallait rentrer.

    Quels souvenirs marquants de votre père « gardien de phare » vous reviennent en mémoire ?

    C’était un travail prenant. Il veillait à l’entretien et bien sûr au fonctionnement infaillible de la lueur. J’ai trois souvenirs en tête. L’exigence de mon père à ce que les volets ne soient jamais fermés. De la fenêtre de sa chambre, il pouvait voir le rayon de la lanterne passer à n’importe quelle heure de la nuit. Je me souviens également de son surnom : Monsieur Mirror. L’été, il organisait des visites. Il demandait aux touristes de ne pas toucher aux prismes mais les visiteurs ne pouvaient s’en empêcher. Mon père passait et repassait alors sans cesse son chiffon.

    Et puis, j’ai été marqué par ses carnets. Il notait tout ce qui pouvait être utile pour informer la base de Cherbourg. Le 23 mars 1943, il a indiqué que nous avons été contraints de quitter les lieux, sur ordre des Allemands. Nous y sommes revenus en septembre 1945…

    Et vos souvenirs personnels ?

    En premier lieu, le long chemin pentu qui me séparait de l’école. Je me rappelle de cette nuit, sans lune et sans étoile. Nous avons vu tomber des dizaines d’oiseaux migrateurs. Attirés par la lumière, ils tournaient autour du phare jusqu’à épuisement. Mon père a fait installer ensuite des lentilles au pied de l’édifice. Cette autre source de lumière permettait de faire diversion.

    Quel est votre coin préféré du Cotentin ?

    Mes parents étaient originaires d’Auderville, mon père gardait le phare de Goury, là où je suis né. J’ai ensuite vécu ma vie d’homme et de père à Cherbourg mais mon coin préféré reste Carteret. Pour la beauté des lieux et parce que nous y avons passé du temps avec ma famille. Mes enfants, pendant les vacances, adoraient allumer le phare. Nous montions pour actionner le bouton de démarrage de la lanterne, qui chauffait doucement, puis nous redescendions vite, juste à temps pour voir le trait de lumière apparaître.

    Découvrez le témoignage de Jean dans la série Tour d’Horizon

  • Stéphanie Lehodey, surfeuse Cotentinoise

    Stéphanie Lehodey, a découvert le surf il y a quatre ans. Une révélation pour elle et toute sa tribu !

    Comment avez-vous débuté ?

    Grâce à Basile Pinel, un copain, natif de Sciotot, fabricant de planches de surf sur mesure.

    J’étais persuadée que je n’allais pas accrocher. J’aime l’eau, mais pas plus que ça. Finalement, j’ai été conquise dès la première fois !

    À tel point que votre enthousiasme a décidé vos enfants à faire comme vous ?

    Jules, 20 ans, Martin, 16 ans et mes jumelles de 12 ans, Lily et Rose, ne ratent pas une occasion de surfer. Nous pratiquons toute l’année à Sciotot, Siouville ou à l’anse de Brick en fonction des vents, du coefficient de marées. C’est un sport pour toute la famille et qui reste tout à fait abordable.

    Oui, mais c’est un sport physique tout de même !

    Ah oui, surtout en hiver. Deux heures passées dans une eau à 12 degrés et des bonnes vagues, c’est physique, endurant, on en ressort « rincés » mais tellement bien. Dorénavant, je serais incapable de me passer de cette activité, devenue indispensable à mon équilibre.