Catégorie : Actualités

  • Lancement du Projet DIBEST

    #Tourisme #DD #RSE #Innovation #Digital

    A l’heure de la révolution numérique et face aux enjeux du bouleversement climatique, les acteurs clés que sont les TPE de l’industrie du tourisme, qui représentent plus de 90% des acteurs de ce secteur, doivent s’adapter pour répondre aux attentes des consommateurs mais aussi aux grands changements économiques. La Normandie a la chance de disposer d’atouts considérables qui, mieux structurés et valorisés, devraient séduire un plus grand nombre de touristes européens. En Région Normandie, L’EM Normandie, le Pôle TES et l’Office de Tourisme du Cotentin prennent part au projet DIBEST (Digital Innovation for Blue Enterprises and Social Tourism) pour offrir aux acteurs économiques normands des clés pour leur développement et faire de la Normandie une destination d’excellence respectueuse de son écosystème.

    Un projet européen sur l’impact du digital dans l‘économie du tourisme

    Dans tout l’Espace Atlantique (Espagne, France, Irlande, Portugal), les TPE/PME du tourisme sont depuis des décennies le moteur de l’économie, de la culture et de la société. Elles proposent une multitude d’offres aux touristes, notamment en matière d’hébergement, de restauration, de visites, d’excursions et de divertissement.

    Néanmoins, l’avènement du numérique a changé la façon dont les visiteurs consomment les services proposés. Il a donc donné un avantage concurrentiel aux géants américains et asiatiques ayant la capacité d’investir dans le numérique, telles les grandes plateformes AirBnb, Booking, etc.

    Dans le cadre d’un appel à projets européen du programme Interreg Atlantic Area, le projet DIBEST (Digital Innovation for Blue Enterprises and Social Tourism) s’est constitué en 2023 avec un consortium composé de neuf partenaires (Agence de développement, clusters, acteurs de la recherche, associations) originaires des comtés de Kerry et Roscommon (Irlande), de Normandie (France), de la région de Malaga (Espagne) et de la côte d’Algarve (Portugal).

    Celui-ci a pour ambition d’aider les TPE du secteur du tourisme des régions côtières, à s‘approprier les innovations numériques les plus pertinentes pour leurs activités, permettant notamment d’accroître leur compétitivité. Il s’agît donc de redonner aux entreprises locales, un rôle central dans le développement de l’offre touristique de leur territoire.

    DIBEST s’est aussi fixé comme ambition de favoriser la prise en compte des aspects sociaux et environnementaux afin de répondre à la demande des voyageurs d’un tourisme plus durable et plus respectueux de l’environnement et d’aider à la promotion des destinations pilotes.

    Des acteurs phares engagés dans un projet ambitieux sur le territoire normand

    Dans le cadre du projet DIBEST, un Tourism Board – Conseil du tourisme se constitue : il réunit d’ores et déjà Kerry Tourism Federation (Irlande), Algarve Tourism Board (Portugal), Galicia Destination Experiences (Espagne) ainsi que l’Office de Tourisme du Cotentin. Ce conseil a pour but d’agir comme représentant territorial et comme un connecteur entre le projet et les entreprises de son territoire. Il remonte les besoins des acteurs du tourisme et identifie les solutions proposées par le consortium. En retour, le projet mettra à disposition ses résultats en avant-première aux membres du Conseil et garantira la possibilité de collaborer avec les autres membres et les TPE associées pour favoriser une montée en compétence commune entre les pays partenaires.

    Des rôles clairement définis vers un objectif commun

    « L’EM Normandie a la charge de la revue de littérature scientifique, l’analyse de l’état de l’art ainsi que l’étude des besoins des entreprises et l’analyse d’impact du projet. Elle aura également pour rôle de valoriser les résultats du projet au travers des publications scientifiques de ses enseignants-chercheurs et de leur participation à des conférences internationales », explique Julian Hoffman, Professeur en marketing, en charge du projet DIBEST pour l’EM Normandie aux côtés de Mustafeed Zaman, Professeur associé en marketing et Damien Chaney, Professeur en marketing.

    « Les tendances, les études et le changement climatique le montrent, le développement touristique du Cotentin doit être toujours plus vertueux et plus responsable. C’est pourquoi la destination Cotentin entre dans le processus de labellisation Green Destination en étudiant notamment des solutions numériques autour de la gestion des flux touristiques. L’Office de Tourisme du Cotentin en tant que coordinateur des professionnels du tourisme, a à cœur de servir les entreprises locales et de les soutenir dans leur croissance autour du numérique. Le projet DIBEST entre pleinement dans la stratégie de notre territoire. », ajoute David Margueritte, Président de l’Office de Tourisme du Cotentin
    « Au-delà de la simple volonté de collaborer, c’est dans une quête de solutions répondant à de réels besoins que le consortium s’est lancé. La Normandie va être mise à l’honneur ces prochaines années. Les touristes veulent vivre une expérience différenciante et le tourisme durable est un levier pour les amener à revenir. Ainsi, ce qui est important à retenir de ce projet, c’est son ambition à avoir un réel impact sur le terrain. C’est à ce titre que le Pôle TES s’est engagé dans ce projet. Il mettra tout en œuvre pour garantir la bonne stratégie de communication pour assurer l’adoption, la démonstration, la transférabilité et la durabilité du projet. » conclu Gilles Robert, Président du Pôle TES.
    Le budget du Projet DIBEST qui se terminera en août 2026 est de 2 052 307€.

    À propos de l’EM Normandie

    Fondée en 1871 parmi les premières grandes Écoles de commerce françaises, l’EM Normandie s’est imposée comme une institution de référence dans le monde des Business Schools. Elle détient les accréditations internationales EQUIS, AACSB et AMBA. Avec 6 500 étudiants et professionnels dans ses programmes de formations initiales et continues diplômantes et 26 000 membres de l’association Alumni EM Normandie à travers le monde, l’École est implantée sur sept campus, à Caen, Le Havre, Paris, Oxford, Dublin, Dubaï et bientôt Boston. L’EM Normandie forme les managers de demain, futurs gouvernants responsables préparés à la conduite du changement dans un environnement multiculturel, et elle accompagne les salariés et dirigeants d’entreprises tout au long de leur carrière.
    www.em-normandie.com | Twitter: @EMNormandie

    A propos de l’Office de Tourisme du Cotentin

    Créée le 29 juin 2017 par la Communauté d’Agglomération du Cotentin, la Société Publique Locale (SPL) de Développement Touristique du Cotentin gère l’Office de Tourisme du Cotentin. Elle anime 7 bureaux d’information touristique permanents et emploie 55 salariés. Elle s’étend sur le territoire de la Presqu’île de Normandie, située dans le département de la Manche entre la plage d’Utah Beach et de Cherbourg-en-Cotentin. Le territoire compte plus de 3 000 offres touristiques, a une capacité d’accueil de 97 838 lits touristiques. En 2022, 3,4 millions de touristes ont été hébergés, soit 10,2 millions de nuitées. 5,9 millions d’excursionnistes ont découvert le Cotentin.
    L’Agglomération du Cotentin en quelques chiffres :
    • 3ème agglomération la plus vaste de France et 4ème agglomération de Normandie en nombre d’habitants
    • Nombre d’habitants : 185 000 habitants dont 80 616 habitants à Cherbourg-en-Cotentin
    • 129 communes – Superficie : 1 439 km² – 220 km de côtes
    https://www.encotentin.fr/

    A propos du Pôle TES

    Le Pôle TES est le Pôle de compétitivité numérique de Normandie et de l’Axe Seine. En tant que « Tiers de confiance », son objectif est de développer les projets d’innovation ambitieux de Recherche & Développement sur les technologies du numérique au service des grandes transitions de la Société. En tant qu’opérateur du Normandy Living Lab, il accélère la mise sur le marché des innovations au service des entreprises et des utilisateurs en y associant l’ensemble des parties prenantes des territoires.
    L’association regroupe aujourd’hui 164 adhérents (industriels, laboratoires de recherche, collectivité et réseaux) et accompagne 100+ projets technologiques innovants par an.
    www.pole-tes.com | LinkedIn : @pole-tes

  • Classement en 1ère catégorie

    Pour aspirer à ce classement, l’Office de Tourisme du Cotentin, constitué en 2018, a dû préalablement se faire classer en Catégorie II puis faire l’objet d’un audit pour l’obtention de la Marque Qualité Tourisme en mai dernier. Ce classement est désormais officiel depuis le 27 novembre 2023 et est valable pour 5 ans.

    Enjeux et intérêt du classement de l’Office de Tourisme

    L’Office de Tourisme classé dans la Catégorie I est une structure de type entrepreneurial ayant vocation à fédérer les professionnels et à développer l’économie touristique dans sa zone géographique, avec un flux touristique naturel important de provenance nationale et internationale.
    Pour être classé Catégorie I, l’Office de Tourisme doit respecter une grille composée de 19 critères, traduisant certaines orientations fortes :
    • Le maintien d’un accueil physique de qualité, y compris pour la clientèle internationale ;
    • Un renforcement du recours aux nouvelles technologies (site internet multilingue) pour l’information du public (avant et pendant le séjour) et le traitement de la satisfaction de la clientèle (après le séjour). Car pour rappel, 1% des visiteurs du territoire, passe par un de nos bureaux d’information touristique.

    Par ailleurs, le classement en Catégorie I permet aux collectivités déjà classées en « Communes Touristiques » d’accéder au classement en « Station de Tourisme » qui constitue la reconnaissance d’un accueil d’excellence. Sans ce classement, lesdites communes ne peuvent pas y prétendre.
    Ainsi grâce à ce classement, la commune de Barneville-Carteret déjà classée Station de Tourisme, de manière historique, va pouvoir renouveler son classement et Saint-Vaast-la-Hougue, reconnue comme Commune Touristique va pouvoir prétendre à l’obtention du classement en Station de Tourisme.

    Barneville-Carteret est classée Station de Tourisme depuis 2017 pour 12 ans et station balnéaire depuis plus de 100 ans. C’est une reconnaissance qui récompense les efforts d’une collectivité pour structurer l’offre touristique. Avec le classement de l’Office de Tourisme en Catégorie 1, nous allons pouvoir continuer à développer notre attractivité touristique et faire en sorte que notre station balnéaire soit toujours plus accueillante.
    David Legouet
    Maire de Barneville-Carteret
    Classée Commune Touristique depuis 2021, nous pouvons désormais prétendre au classement préfectoral de Station de Tourisme, grâce au nouveau classement en Catégorie 1 obtenu par l’Office de Tourisme du Cotentin. Être Station de Tourisme c’est avoir accès à des financements supplémentaires ou des ressources humaines supplémentaires pour poursuivre nos engagements en faveur d’une expérience touristique de qualité. Notre territoire a une vraie stratégie touristique et nous travaillons tous ensemble pour promouvoir le Cotentin en France et à l’International.
    Gilbert Doucet
    Maire de Saint-Vaast-la-Hougue
    Ce classement en première catégorie est la reconnaissance de la structuration et du développement touristique accomplies par l’Office de Tourisme. Il poursuit la stratégie mise en place depuis sa création en 2018. Depuis maintenant plusieurs années, notre territoire s’affirme comme une destination de premier choix prisée par les touristes. Seul 38% des Offices de Tourisme en France sont au top de ce classement. C’est donc un signal positif qui nous encourage à poursuivre les efforts engagés pour promouvoir encore les nombreux atouts du Cotentin.
    David Margueritte
    Président de la SPL Développement Touristique du Cotentin
  • Offre d’emploi | Conseiller(ère)s en séjour pour la saison 2024

    OFFRE D’emploi

    L’Office de Tourisme du Cotentin recrute pour la saison estivale 2024 des conseiller(ère)s en séjour pour les bureaux d’information touristique du Cotentin pour une durée de 2 à 6 mois.

    Nous recherchons des conseiller(ère)s en séjour (H/F) 

    Contrat saisonnier de 2 à 7 mois

     Les missions

    Au sein du service Accueil vous assurerez l’ensemble des missions liées à l’accueil du public dans les bureaux d’informations touristiques. Le Conseiller en séjour peut être amené à se déplacer sur l’ensemble du territoire de compétence selon les besoins du service.

    Vos missions consisteront à :
    • Accueillir la clientèle française et étrangère (accueil physique et téléphonique), vous serez amené à guider les visiteurs durant leur séjour,
    • Proposer et suggérer des activités, centres d’intérêts, visites de sites, produits locaux, produits boutiques et billetteries…

    Profil :

    • Formation BAC, BTS Tourisme ou équivalent
    • Maîtriser les outils informatiques (Word, Excel, Outlook…)
    • Maîtriser les outils informatiques internes, formation assurée aux différents logiciels utilisés (statistiques, réservation billetterie, caisse)
    • Avoir de bonnes techniques rédactionnelles
    • Posséder un excellent sens relationnel, bonne élocution et présentation adaptée aux métiers de l’accueil
    • Être rigoureux (se), ponctuel(le) et dynamique
    • Faire preuve d’une réelle capacité à travailler en équipe
    • Anglais impératif – Une autre langue étrangère serait appréciée
    • Titulaire du permis B

    Envoyez nous votre CV et lettre de motivation avec vos dates de disponibilités.

  • Au menu de votre réveillon : le Cotentin

    Si vous recherchez un endroit spécial pour fêter le réveillon de Noël, le 25 décembre, ou la Saint Sylvestre, consultez notre liste des restaurants du Cotentin ouverts.

    Que vous soyez à la recherche d’un restaurant raffiné pour un dîner en tête à tête ou d’un lieu plus décontracté pour un repas en famille, vous trouverez ici une sélection qui réponde à tous les goûts et tous les budgets.

    Nul doute que vous trouverez le lieu parfait pour profiter pleinement des Fêtes de fin d’année !

    Les restaurants ouverts pour les fêtes de fin d’année 2023

    Cherbourg-en-Cotentin

    Café de Paris

    40 quai de Caligny / Cherbourg-en-Cotentin

    Ouvert le 24, le 25, le 31 décembre et le 1er janvier

    À l’Abri des Flots

    152 rue Roger Lucas Port du Becquet /Tourlaville

    Ouvert le 24 décembre

    Le Liberty

    16 quai de Caligny / Cherbourg-en-Cotentin

    Ouvert le 24, le 25, le 31 décembre et le 1er janvier

    Comptoir des Halles

    13 rue des Halles /Cherbourg-en-Cotentin

    Menu à emporter le 24 décembre

    Le Quai des Mers

    1 allée du Président Menut / Cherbourg-en-Cotentin

    Ouvert le 31 décembre

    Le Sequin

    18 quai Alexandre III / Cherbourg-en-Cotentin

    Ouvert le 24 et le 31 décembre

    Le plouc 2

    59 Rue au blé / Cherbourg-en-Cotentin

    Menu à emporter le 24 et 31 décembre. Restaurant ouvert le 31 décembre

    La Marina

     30 quai de Caligny / Cherbourg-en-Cotentin

    Restaurant ouvert le 31 décembre et le 1ᵉʳ janvier.

    Le Café du Port

    18 quai de Caligny / Cherbourg-en-Cotentin

    Restaurant ouvert le 24 décembre. Menu à emporter le 24 décembre.

    Le Clos du Cotentin

    Au Coin du Feu

    26 route de l’église / Valognes 

    Ouvert le 31 décembre ou menu à emporter

    La Hague

    Le Ti Poui

    146 Rue Saint-Martin / Urville-Nacqueville

    Ouvert le 31 décembre

    La Table de Malé

    7 bis le bourg / Benoîtville

    Menus à emporter le 24 et 31 décembre

    Val de Saire

    Le Panoramique

    1 village de l’Eglise BP 11 / La Pernelle

    Ouvert le 25 décembre midi, 31 décembre soir et le 1er janvier midi

    Au Moyne de Saire

    15 rue du Général de Gaulle/ Réville

    Fermé le 24 et 25 déc 23 ouvert le 31 et 01

    Le Tarmac

    7 rue Jean Mermoz / Gonneville

    Ouvert le 31 décembre

  • Escale du navire de croisière AIDANova, le mercredi 6 décembre de 09h00 à 20h00

    Mercredi, le 6 décembre, le navire AIDANova, de la reconnaissable compagnie à la bouche AIDA Cruises, et ses 5 700 passagers allemands feront escale dans notre port Cotentinois de 09h00 à 20h00. Date d’autant plus symbolique puisqu’il s’agit de la Saint Nicolas, fête joyeusement célébrée en Allemagne ! A l’occasion du mois de décembre, les croisiéristes pourront profiter de nombreuses animations et festivités de Noël proposées au sein du terminal croisière, en centre-ville et au centre-commercial Les Eleis. 

    A moins d’une venue imprévue, le géant des mers AIDANova viendra clôturer la saison 2023 des escales de paquebots dans le port de Cherbourg-en-Cotentin. Sa prochaine visite ouvrira, quant à elle, la saison 2024 !

    Caractéristiques du bateau

    L’AIDANova est l’un des deux plus gros paquebots exploités par Aida avec l’AIDAcosma, ce dernier devant être mis en service durant la saison 2022. Ce mastodonte est le premier navire d’une classe baptisée Helios (ou excellence selon les armateurs) et dont les unités ont été réparties dans différentes branches du groupe Carnival, à savoir Aida, P&O Cruises, Costa et Carnival Cruise Lines. Ces navires très écologiques sont propulsés entièrement au GNL. Ils sont construits dans deux chantiers appartenant au groupe allemand Mayer, le chantier de Papenbourg (Allemagne) et celui de Turku (Finlande). © Association Paquebots & Marine Marchande

    • Longueur : 337 m
    • Capacité d’accueil : jusqu’à 6 654 passagers
    • Equipage : jusqu’à 1 646 personnes
    • Pavillon : Italie (Gênes)
    • Nationalité à bord (majoritaire) : Allemande

    Agent Maritime : Humann & Taconet                                                             Tour-Opérateur : BLB

    Itinéraire (du 02 au 09 décembre 2023)

    Hambourg – Rotterdam – Zeebruges – CHERBOURG – Southampton – Hambourg.

    Les excursions et services proposés durant l’escale à Cherbourg :

    • Les excursions auront pour destination le Mont Saint-Michel, mes plages du Débarquement, le Val de Saire, le Cap de la Hague et Cherbourg.
    • Les services proposés :
      • Bureau d’Information au Terminal Croisières de 09h00 à 18h30;
      • Présence d’un représentant de La Cité de la Mer dans la matinée;
      • Cruise Greeters présents afin d’orienter et accompagner les passagers;
      • Exposition photos intitulée « Trésors et lumières du Cotentin » d’Arnaud Guérin;
      • Service de navette assurera de 10h00 à 18h00, la liaison entre le Terminal Croisières et le centre-ville, en collaboration avec Cap Cotentin;
  • François Badier, un producteur de cidre

    François Badier est producteur de cidre en Cotentin. François nous reçoit dans son verger pour nous parler de son parcours et de son attachement au territoire.

    ECOUTEZ L’INTERVIEW DE françois badier EN PODCAST

    Bonjour François, ravi d’être là aujourd’hui avec vous dans votre verger. Pour commencer cette interview, je vous propose un petit jeu de questions réponses, à chaque question, vous avez deux choix, vous choisissez l’option qui vous va le mieux et vous pouvez nous expliquer pourquoi ce choix. C’est bon pour vous ?

    C’est parti.

    Vous préférez le Cotentin en été ou en hiver ?

    Ouh là là, ça commence fort les 2. Les 2, mon capitaine, parce qu’en été, alors quand on a la chance d’avoir le soleil sur les plages, c’est très agréable et l’hiver pour moi, c’est la saison des pommes avec lesquelles on travaille les jus et c’est assez sympathique d’aller travailler le soir. Cela donne une ambiance dans la brume avec la pluie, c’est assez particulier et donc les deux sont assez sympathiques.

    Vous êtes plutôt plateau de fruits de mer ou de produits du terroir ?

    Alors plutôt produit du terroir, même si j’aime beaucoup les fruits de mer, c’est mon côté terrien qui ressort.

    Plutôt randonnée ou sport nautique ?

    Plutôt randonnée. Mais les sports nautiques vont avec puisque j’aime beaucoup les sports nature, la pratique de l’équitation, du VTT. Les sports nautiques, l’été, dans le Cotentin, il n’y a pas mieux.

    Littoral ou bocage ?

    Littoral, ça peut pas être paradoxal par rapport aux réponses précédentes, mais littoral.

    Artisanat ou patrimoine ?

    Patrimoine, parce que d’un patrimoine, ça peut être aussi patrimoine vivant et donc on englobe un peu l’artisanat aussi.

    Une question plus en lien avec votre métier, cidre doux ou brut ?

    Brut, sans hésitation.

    Et la dernière, pomme amère ou pomme douce ?

    Amère, pomme typique du Cotentin, il n’y a pas mieux.

    Merci pour ces réponses qui nous permettent de vous connaître un peu mieux. Maintenant, on aimerait que vous nous en disiez un petit peu plus sur votre parcours personnel et surtout pourquoi vous êtes devenus producteur de site dans le Cotentin ?

    Alors moi, je suis né à côté de Cherbourg et dans la famille, les oncles, les grands-parents faisaient du cidre. Des tout petits, j’ai baigné dedans et je suis tombé dans la marmite comme Obélix. C’est devenu une passion et j’ai racheté le champ de mon oncle qui l’avait planté pour sa consommation personnelle en 2015. En 2019, j’ai fait un salon en tant qu’amateur à Saumur. C’était un grand salon cidre où il y avait plein d’étrangers. Et il y a un importateur étranger qui est adoré, qui m’avait commandé quatre-cents bouteilles. Et suite à ça, j’ai créé l’entreprise. Et là, ça a été fabuleux parce que ça a été des échanges avec les restaurateurs, les cavistes, les clients un peu partout en France.

    Voilà, c’est une belle aventure. Moi, ce que j’adore particulièrement, c’est amener les gens au verger pour leur expliquer, parce que pour moi le verger c’est la base.

    Ici, on est sur la commune de Tollevast, sur un verger qui a été planté dans les années 1980 avec des pommiers de type basse tige. Donc la différence entre des bases tiges et des hautes tiges, c’est la hauteur de tronc et des bastilles vont rapporter plus rapidement que des hautes tiges, sachant que les hautes tiges, c’est le verger traditionnel du Cotentin puisqu’il y avait les arbres au milieu des champs et les animaux qui étaient en pâture dessous. Donc là, on a des pommiers basses tiges de quatre variétés différentes dont des variétés vraiment typiques du Cotentin, tel que le petit amère ou le binet rouge.

    Vous parliez tout à l’heure que c’était notamment agréable dans le métier d’aller à la rencontre de ceux aussi qui vendaient ou qui mettaient à l’honneur vos produits sur leur table. Vous, vous aimez aussi les faire venir ici, leur faire visiter le verger, la production pour qu’ils se rendent compte de tout le process ?

    Oui, c’est ça. Pour avoir une vision globale du produit, il faut mettre les pieds dans le verger, c’est-à-dire que pour moi, c’est la base. Sans pomme, on ne peut pas avoir de cidre, on a tendance des fois à se plaindre dans le Cotentin de la pluie, mais sans eau, on n’aurait pas les pommes et les pommes, c’est le cidre, donc il faut amener les gens au verger, leur expliquer qu’un arbre, c’est vivant. Et donc les pommes derrière, c’est, c’est un produit vivant. La base, c’est ici, c’est, c’est le verger. En les amenant ici, ils prennent conscience du produit qu’ils vont avoir après à commercialiser de leur côté, et ils vont savoir en parler.

    Est-ce que pour vous, c’est aussi important de transmettre le savoir-faire cidricole pour qu’il ne se perde pas et aussi l’histoire autour du cidre pour que les habitants et tous ceux qui consomment le cidre soient conscients en fait de l’histoire du cidre et de ce qu’il y a derrière ?

    Oui, tout à fait. C’est-à-dire qu’on est sûr des communes où je replante mes pommiers, où, en fait, pendant la Seconde Guerre mondiale qui a eu un impact très important en Normandie. Les Anglais sont venus faire des photographies aériennes et dans toutes ces communes-là, tous les champs étaient remplis de pommiers. Ils ont tous été coupés dans les années 60, c’est un patrimoine qui est parti. Ce patrimoine-là, il faut le sauvegarder et le faire perdurer.

    D’ailleurs mes étiquettes s’appellent de l’héritage au partage parce qu’on a hérité de plein de savoir, de plein de notions. Le but, ce n’est pas de les garder pour soi, mais c’est de les partager.

    Le Cotentin est bien réputé et quand même reconnu pour son cidre. Qu’est-ce qui fait qu’une région, un territoire, est propice à la production cidricole ?

    Un territoire est propice à la production cidricole par le sol. S’il y a des pommes ici, ce n’est pas pour rien. Après, il y a toute une histoire, donc si on a encore des vergers de plantés dans le Cotentin, ce n’est pas pour rien. Si tout n’a pas été arraché à une époque, ce n’est pas pour rien. Et puis c’est aussi lié à des variétés, des variétés qui sont propres à un lieu particulier et c’est en ça que la AOP Cotentin est une AOP, c’est-à-dire que non seulement on travaille sur le sol, mais il y a aussi les variétés qui sont très importantes. Ce sont des variétés très phénoliques, donc très tanniques, ce qui en fait des cidres de garde.

    Quels sont les éléments qui font qu’on va être en présence d’un cidre exceptionnel, d’une très bonne qualité ?

    Alors 97% des cidres dans le monde sont pasteurisés et regazéifiés. Les cidres du Cotentin, c’est totalement banni, c’est-à-dire que c’est de la prise de mousse naturelle, donc les pommes sont pressées, les jus fermente en cuve et ensuite sont mis en bouteille où ils vont mettre au minimum deux mois avant de faire leur prise de mousse. Donc cela fait des cidres de qualité parce que la bulle est beaucoup plus fine, dès qu’on ouvre la bouteille, on n’a pas cette odeur d’œuf pourri, de CO2 qui ressort et du coup, on a tout de suite la pomme qui sort et ça met immédiatement en appétit.

    Pour une cuvée de cidre, il faut mélanger différents types de pommes ?

    C’est ça. On va avoir quatre types de pommes différentes ; des douces, des douces amères, des amères et des acidulés. Sachant que les cidres du Cotentin ont une base et une trame basée sur l’amertume. On a plus des variétés de pommes amères et douces amères.

    Ce mélange de pommes permet un bon équilibre de la boisson finale ?

    C’est ça. C’est vraiment le bon terme, c’est la notion d’équilibre. Si on avait quelque chose de trop amère. On va louper quelque chose, si on a quelque chose de trop sucré, c’est pareil, on va passer à côté d’autre chose. Néanmoins, cela permet d’avoir des cidres différents et en fonction des goûts de chacun, c’est-à-dire qu’on va avoir des cidres dans certaines régions de France qui vont être plus basées sur l’acidité, d’autres basés sur la douceur, sur quelque chose de rond qui pourront accompagner des plats un peu différents et nous, on est vraiment basé sur l’amertume.

    Et tout à l’heure, vous disiez que vous vous préférez le cidre brut. Qu’est-ce qui va différencier un cidre doux d’un cidre brut ?

    Alors un cidre doux va être quelque chose qui va être beaucoup plus sucré. Un cidre brut, voire extra brut, va être beaucoup plus amer et sec. C’est vraiment une tendance qui est développée et recherchée en ce moment. On le voit pour le vin et c’est pareil pour le cidre.

    Parce que ça accompagne mieux, notamment les plats ?

    C’est ça. Les gens recherchent ça en ce moment. C’est vrai que ça désaltère vraiment bien sous ce beau soleil normand.

    Si on prenait une année qui commencerait pour un cidrier au mois de septembre, octobre par le ramassage des pommes. Il y aurait en octobre le ramassage des pommes et le pressage, donc suite au pressage, va y avoir tout le travail des jus pour essayer de les stabiliser. Au mois de février, on va commencer la taille au verger ainsi que la plantation des arbres. Au mois de Mars, on va avoir le greffage des jeunes plants. En mars, avril, mai, voir juin, on peut avoir la mise en bouteille des cidres qui vont être à des densités différentes en fonction de ce que l’on veut avoir, soit du doux, du brut, du demi-sec ou de l’extra-brut. Et pendant deux mois, le cidre va faire sa prise de mousse, durant ce temps-là, l’herbe pousse, cela va être du travail d’entretien au verger. On va avoir une grosse partie commercialisation au mois de juillet, août et septembre et puis on attaque de nouveau au mois d’octobre pour la saison des pommes.

    Si vous deviez décrire le cidre du Cotentin en trois mots, pour vous, c’est quoi les trois mots qui définissent mieux le cidre du Cotentin ?

    Alors, tradition, parce que, comme je le disais tout à l’heure, si on fait du cidre ici, ce n’est pas pour rien, c’est parce qu’on hérite de beaucoup de choses. Ce serait émotion parce que le but, c’est sur une bouteille, c’est de partager de l’émotion. Et puis innovation, parce que certes, on a un passé avec le cidre, mais le cidre se réinvente. Moi, j’essaye tous les ans de sortir une nouvelle gamme, je ne le fais pas tout seul, je le fais en échange avec les restaurateurs, je fais venir les gens et on goûte, on teste. Et alors, il y a des choses qui fonctionnent très bien, il y en a d’autres qui sortent très bien une année et puis l’année d’après, c’est moins bon. C’est sur le long terme où on fait des choses, mais le but, c’est de tester. Par exemple, je fais du cidre avec une macération de houblon, parce qu’on a vu l’émergence de la bière et les gens, quand ils voient bière, ils y vont tout de suite et ont tendance à délaisser le cidre. J’ai mis ce cidre de houblon dans des bières, dans des bouteilles type bière et du coup les gens sont tentés pour venir et ça fait un nouveau produit. Tous les collègues cidriers essayent de développer, de rechercher ce qui peut, ce qui peut plaire.

    Oui, parce qu’on l’a vu ces dernières années, les producteurs de cidre du Cotentin essayent aussi de justement d’innover, pour moderniser cette image du cidre. Et vous parliez tout à l’heure du cidre Cotentin AOP, est-ce que vous pouvez nous expliquer concrètement ce que c’est ?

    Le cidre Cotentin AOP, c’est l’union fait la force. Et si on reste chacun dans son coin, on ne peut pas faire grand-chose alors que là, on est une dizaine de producteurs, on se réunit régulièrement et on échange. On échange sur ce qui fonctionne, sur ce qui ne fonctionne pas. Et on goûte et ce qui est important, ce n’est pas de rester sur un cidre, mais c’est de goûter plein de cidre différent pour se faire le palais. Il y a des cidres que l’on aime, il y a des cidres que l’on n’aime pas, comme pour le vin.

    On a aussi entendu parler du vieillissement prolongé du cidre, qu’est-ce que c’est ?

    Le vieillissement prolongé, c’est l’innovation, mais c’est parce qu’il y a des producteurs qui ont gardé des bouteilles de côté sans les ouvrir pendant des dizaines, des vingtaines d’années, et on s’est rendu compte que ça, c’était assez propice au cidre du Cotentin. Les pommes sont phénoliques, elles sont très riches en tanin, et cela, en fait des cidres de garde où les tanins se fondent avec le fruit au fur et à mesure des années. La première année, on va être beaucoup sur le fruit et l’amertume et tout ça va se lisser avec le temps pour se mélanger et se patiner un petit peu et cela rend des cidres assez exceptionnel.

    L’idée, c’est un peu comme vous disiez, comme les tests avec les houblons, c’est d’élargir cette gamme et montrer aussi aux consommateurs qu’il y a plein d’expériences possibles avec le cidre ?

    C’est ça, c’est-à-dire qu’avant le cidre, on avait des pommes au mois d’octobre, novembre. On pressait, on remplissait le tonneau. L’année d’après, une nouvelle récolte arrivée, il fallait vider le tonneau et on passait à autre chose. Cette habitude-là, on veut la rompre en disant, nous, on garde vos cidres pendant deux ans et on vous les envoie au bout de deux ans et vous allez voir ça, ça gagne à être fait et testé.

    On peut lier aussi le cidre à la gastronomie. La gastronomie locale est quand même assez riche pour vous. Comment le cidre s’intègre dans cette gastronomie locale ?

    Alors généralement, quand on parle de boissons, les boissons s’harmonisent très bien avec les produits. Ici, on a la chance, c’est qu’on a une gastronomie très développée, cela va des fruits de mer, le cidre se marie très bien avec, à l’agneau également, où là le cidre extra brut Cotentin va à merveille. On a une gamme de cidre qui fait que l’on peut commencer au cidre et finir au cidre et faire un repas au cidre. Et c’est très bien parce que ça se développe car sa teneur en alcool fait que les gens l’apprécient de plus en plus.

    Et on le voit là, on a quelques bouteilles devant les yeux. Vous parliez tout à l’heure que vous empruntiez des codes aussi de la bière. On voit aussi la petite bouteille, c’est assez propice, je pense, pour aussi le moment de l’apéritif, ça peut être aussi ce cidre assez frais à différents moments, soit de la journée ou du repas ?

    C’est ça, c’est-à-dire qu’une petite bouteille, ça convient très bien pour des gens. Des fois les gens viennent me voir et me disent « Nous une bouteille, ça fait un peu beaucoup parce qu’on est deux, on boit un verre chacun et ouvrir une grande bouteille pour deux verres, c’est un peu dommage ». Il est moins bon le lendemain, l’aspect des bulles n’est plus là, en prenant une petite bouteille, les gens sont contents et en profitent bien.

    Est-ce que vous avez un accord mets-cidre à nous recommander ? Quelque chose que vous affectionnez particulièrement.

    Alors, on peut partir sur un agneau grillé au feu de bois, cidre extra brut de Cotentin. Alors là, on est sur une pure merveille.

    Et en tant qu’ambassadeur du Cotentin, si vous, quel message vous souhaiteriez transmettre à des personnes qui souhaiteraient venir découvrir le Cotentin ? Qu’est-ce qui rend notre territoire si unique et plaisant à vivre ?

    Alors c’est le Cotentin, c’est un mélange de bleu et de vert, alors venez goûter le Cotentin.

    Est-ce que vous pouvez nous partager un ou plusieurs coups de cœur locaux, que ça soit une bonne adresse, un lieu que vous aimez particulièrement ?

    Alors un lieu que j’apprécie, c’est en se promenant sur Urville-Nacqueville quand on passe de la plage, en remontant sur la lande, en passant par le Landemer, en remontant vers Gréville. C’est assez exceptionnel quoi.

    Une belle randonnée ?

    Une belle randonnée dans le Cotentin, il n’y a pas mieux.

    Merci pour cet échange. On espère que ça a donné envie à nos lecteurs de découvrir ou redécouvrir le Cotentin et surtout de passer un bon moment avec un bon verre de cidre.

  • L’Office de Tourisme du Cotentin est nominé à 2 reprises aux Trophées de la communication et de la presse en Normandie 2023

    Cotentin Fort rêveur et les bonnes patrick nommés

    Le Club de la Presse et de la Communication de Normandie organise mardi 28 novembre 2023 au Havre, la remise de prix de la huitième édition des Trophées de la communication et de la presse en Normandie.

    Treize catégories sont ouvertes aux candidatures de l’ensemble des communicants et journalistes de Normandie, sept en communication et six pour la presse.
    Cotentin Fort Rêveur a été nominé dans la catégorie audiovisuelle.

    L’Office de Tourisme du Cotentin souhaite accroître la notoriété de la région sur les ailes de saison et en dehors du littoral par la promotion des atouts de son territoire et de son art de vivre dans le but d’y accroitre ses retombées économiques. Ses atouts sont les grands espaces naturels préservés qui en font un lieu propice aux loisirs actifs verts et bleus, un important patrimoine bâti, industriel et gastronomique exceptionnel.

    Dans le but de présenter un Cotentin « secret » en valorisant l’intérieur des terres et d’élargir les flux touristiques sur les ailes de saison, l’Office de Tourisme a donc imaginé un nouveau format, Inspiré d’un magazine télévisé, proposant plusieurs reportages et une présentation en plateau.

    Le nom du JT, Cotentin Fort rêveur répond à l’esprit de la marque « Cotentin Unique par Nature ». En effet, dans ce magazine, l’Office de Tourisme cherche à montrer le caractère unique, authentique et naturel de la destination, une découverte d’une nature préservée, puissantes, dépaysantes, la découverte du patrimoine historique exceptionnel, d’une histoire vaste et riche et la mise en avant de savoir-faire unique.

    Les bonnes Patrick ont été nominés dans la catégorie digitale.

    « Les bonnes Patrick en randonnée en Cotentin » : une série de vidéos courtes diffusées sur les réseaux sociaux et sur le site de l’Office de Tourisme encotentin.fr ! L’Office de Tourisme du Cotentin a imaginé ce concept pour sensibiliser les utilisateurs des sentiers de randonnée sur les bonnes pratiques en randonnée de manière divertissante et engageante.

    Afin de répondre aux ambitions de l’Agglomération du Cotentin de devenir une destination reconnue sur l’ensemble des pratiques de randonnée, un schéma de développement de la randonnée (pédestre, vélo, équestre) a été lancé en fin d’année 2020 par l’Office de Tourisme du Cotentin.

    Dans le cadre de ce schéma, l’Office de Tourisme a souhaité sensibiliser les utilisateurs de parcours aux principes fondamentaux de la randonnée. L’idée d’une série de vidéos courtes décalées a ainsi été imaginée par l’équipe itinérance et randonnée, et le service e.tourisme.

  • Les vitrines de Noël

    L’Office de Tourisme s’habille aux couleurs des fêtes de fin d’année avec une création de Candy Langlois, artiste plasticienne de La Hague.

    Nos vitrines, élaborées avec soin par Candy, reflètent l’esprit de Noël. 

    En visitant les Bureaux d’information touristique du Cotentin, vous aurez ainsi l’occasion de découvrir une sélection de produits boutique.

    Des idées-cadeaux de Noël, des produits artisanaux et des souvenirs du Cotentin vous attendent pour compléter vos festivités de fin d’année.

    À la recherche d’un cadeau original, de produits gourmands locaux, d’objets 100% Cotentin, ayez le déclic « Boutique de l’Office de Tourisme » !

  • Les festivités de noël à Cherbourg

    Cherbourg s’illumine : Découvrez le Programme Magique des Festivités de Noël

    Profitez pleinement de la magie de Noël à Cherbourg en consultant le calendrier d’événements proposé par la ville de Cherbourg-en-Cotentin pour ne rien manquer des festivités.

    Le marché de Noël

    Cette saison, la magie de Noël s’épanouit à Cherbourg-en-Cotentin avec un marché festif réinventé, prenant place dans la salle des fêtes. Plongez dans un univers féerique entièrement décoré, où vous pourrez explorer des chalets marchands regorgeant de trésors, avec des surprises tout au long du mois. Au menu : une rencontre enchantée avec des artisans locaux et des créateurs proposant céramique, poterie, produits du terroir, bijoux, savons, et une variété de décorations pour vos achats de Noël.

    Découvrez également un stand de vin chaud, des délices sucrés chez les confiseurs, et des chalets solidaires pour répandre la chaleur et la générosité de la saison.

    Les dates d’ouverture

    • Du 1er au 3 décembre inclus
    • Du 6 au 10 décembre inclus
    • Du 13 au 24 décembre inclus

    Les horaires

    • Lundi, mardi, mercredi, jeudi : 10h-19h
    • Vendredi 1er décembre : 16h-21h
    • Vendredi 8, 15 et 22 : 10h-21h
    • Samedi : 10h-21h
    • Dimanche : 10h-17h

    Feuilletez le programme

    Chaque samedi, des spectacles déambulatoires seront proposés en centre ville

    Ouverture des commerces les dimanches 10, 17, 24 et 31 décembre

    Le calendrier de l’avent des commerçants

    Chaque jour, une peluche sera cachée dans une boutique ou structure de la Ville. À l’aide de l’indice donné sur Facebook, tentez de retrouver le lieu où est cachée la peluche. Soyez le premier à vous faire prendre en photo pour repartir avec des cadeaux !
    Un gagnant par jour. Règlement à retrouver sur cherbourg.fr

    Cher Père Noël

    Des boîtes aux lettres réalisées par le foyer des jeunes travailleurs, dans le cadre de la formation horizon panoramique, sont positionnées dans différents lieux de la ville : salle des fêtes, hôtel de ville, mairies des communes déléguées.

    La parade du Père Noël

    SAMEDI 23 DÉCEMBRE
    Suivez la parade du Père Noël avec un départ place Centrale jusqu’au bassin du commerce où le Père Noël débutera sa tournée à bord du bateau la Croix du Sud III !
    15h – Place Centrale et rues piétonnes

  • Pierre Simon, un passionné de Seconde Guerre mondiale

    Pierre Simon, passionné de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en Cotentin. Pierre se livre sur cette période cruciale du Cotentin et sur son attachement au territoire.

    Ecoutez l’interview de pierre simon en podcast

    On se retrouve aujourd’hui à la batterie des Coupléts, sur les hauteurs d’Équeurdreville, avec une vue imprenable sur la Rade de Cherbourg. Comment allez- vous aujourd’hui ?

    Fort bien, sous un soleil radieux, avec une vue extraordinaire. Heureux. 

    Pour commencer cette interview, je vais vous poser quelques questions en lien avec le Cotentin. Vous choisissez la réponse qui vous convient le mieux et vous pouvez, si vous le souhaitez, nous expliquer pourquoi.
    C’est parti ?

    Très bien, c’est parti !

    Vous préférez le Cotentin en été ou en hiver ?

    Les deux. J’aime le Cotentin en été pour son climat, pour sa mer. Et en hiver, pour ses paysages extraordinaires de pluie, de grains qui arrivent. C’est une région qui, du mois de janvier au mois de décembre, est toujours extraordinaire.

    Vous êtes plutôt plateau de fruits de mer ou produit du terroir ?

    Plateau de fruits de mer.

    Randonnée ou sport nautique ?

    Plutôt sport nautique.

    Littoral ou bocage ?

    Littoral.

    Artisanat ou patrimoine ?​

    L’artisanat, il est bien quand il sert le patrimoine.

    Cidre doux ou brut ?

    On déguste un cidre doux ou un cidre brut avec des choses particulières et j’aime résolument les deux.

    Musée ou plage du Débarquement ?

    Pour bien connaître les plages du Débarquement, il serait intéressant de pouvoir passer dans les musées avant ou après, parce que les musées donnent vraiment un éclairage spécial sur ces lieux de patrimoine historique.

    Merci beaucoup pour ces réponses. Je vais vous proposer de vous présenter, de nous dire un peu plus qui vous êtes et de nous expliquer aussi votre lien avec le Cotentin

    Alors mon lien avec le Cotentin, c’est que j’y ai vu le jour dans les années 60 à Cherbourg. J’y ai toujours vécu et je me suis toujours intéressé à l’histoire militaire. Ayant eu un père qui a commencé sa carrière dans l’artillerie, et je me suis intéressé bien évidemment à l’histoire militaire locale depuis très longtemps, et ça en fait, c’est une passion assez dévorante, mais qui est intéressante parce qu’il y a, il y a vraiment beaucoup de choses à voir et qu’on ne voit pas forcément du premier coup.

    Donc, vous, ce qui vous intéresse, c’est d’en savoir plus, pas seulement ce qu’on nous donne, mais d’aller un petit peu plus loin.

    C’est ça, savoir comment ça s’est passé. Le côté humain de l’affaire par exemple, quand on voit tous ces bunkers qui ont été érigés ici par les Allemands ou par les Français,  c’est intéressant de savoir comment ça a été monté, pourquoi et en fait que sont-ils devenus ?

    Aujourd’hui, on va parler plus spécifiquement du Cotentin pendant la Seconde Guerre mondiale. Est-ce que vous pourriez nous repositionner un petit peu ? Le contexte historique dans lequel se trouve le Cotentin au moment de la guerre ?

    Alors au début de la guerre, en fait le Cotentin, donc c’est une presqu’île comme tout le monde le sait. Le territoire s’est trouvé coupé de tout puisqu’avec l’arrivée des Allemands, en fait, il a fallu que les populations civiles, un peu comme partout en France, fassent un exode vers le Sud. Et on s’est vite rendu compte que les troupes allemandes. Étaient les plus modernes de l’époque en 1940 et on a vu arriver, on a vu déferler en fait des blindés, mais aussi des troupes hippomobiles qui se sont vite rendus maîtres du terrain. Et à part quelques petites résistances, notamment au pont de Martinvast. En fait, l’Allemagne s’est vite rendue maître du terrain et d’ailleurs, Cherbourg a été déclarée ville ouverte le 19 juin 1940.

    Comment les villes du Cotentin ont été affectées par la présence allemande ?

    La présence allemande s’est très vite fait sentir, notamment par les privations que ça a engendrées, puisqu’en fait la population avait du mal à se nourrir et a été rationnée, et il fallait user un petit peu d’astuce pour pouvoir arriver encore à manger. La grande priorité de cette époque-là, c’était la nourriture, pouvoir se nourrir et nourrir sa famille à ceci près que la population locale pouvait justement utiliser les ressources de la mer jusqu’à un certain moment puisque toute la zone côtière a été déclarée zone rouge par l’occupant. Il n’était plus question d’aller chercher des crabes ou même des chapeaux chinois sous les rochers ou sur les rochers du Cotentin. Et du coup, c’était un peu plus difficile. Beaucoup de gens ici pratiquaient également un petit peu une culture. Une culture, notamment, on, pouvait-on quand même trouver encore des fruits et légumes. On pouvait se mettre à cultiver les rutabagas, c’était la grande mode de l’époque. Des légumes de second ordre, on faisait du café avec de la chicorée. On détruisait ces mégots pour refaire des cigarettes de façon à pouvoir fumer, bref, tout manquait.

    Mais vous pensez que faites qu’on soit quand même un territoire avec lequel la pêche est prédominante, tout de même l’agriculture assez forte a pu aider en effet la population locale à survivre mieux que juste avec le rationnement.

    Alors oui, la population locale ici, du fait de notre climat, bien tempéré, il n’était pas rare que dans le plus petit des jardins, on y fasse un potager de façon à pouvoir se nourrir. Le souci, c’était bien sûr la viande, parce que la viande était accaparée par l’occupant, hein le mark était bien plus cher. Bien sûr que le franc qui avait été dévalué et du coup, c’était un gros problème d’approvisionnement pour la population locale.

    On va maintenant parler d’un moment déterminant de l’histoire de la région, la libération. Comment se sont déroulées la libération de Cherbourg et celle du Val de Saire ?

    Alors pour aller vite, on pourra en parler des heures bien évidemment, mais au matin du 6 juin, puisque ça va parler sûrement aux auditeurs. Au matin du 6 juin, je vais parler surtout de l’est du Cotentin, c’est-à-dire du Val de Saire, la 4ᵉ division américaine a débarqué et l’objectif numéro un des États-Unis et des alliés en général, c’était le port de Cherbourg puisqu’on a la chance ici de profiter d’un port à l’époque qui est un port en eaux profondes avec la rade, la plus grande d’Europe, elle l’est toujours d’ailleurs, et ce qui en fait a amené les Américains à construire le fameux plan Overlord, qui était l’invasion de la Normandie avec l’objectif « number One » comme ils disaient, le port de Cherbourg de façon ensuite à pouvoir approvisionner les troupes. Cette division est partie du 6 juin de la plage de la Madeleine, Utah Beach, qui est connu sous ce nom-là. Le nomde code américain et du coup, on est remonté par Montebourg où il a fallu se battre assez longtemps avec les troupes occupantes, Quineville pareil.

    Il y avait un vieux dicton qui disait « qui tient Montebourg tient Cherbourg », c’était la réalité puisqu’en fait, on s’est rendu compte que dès que le verrou, comme on l’appelle de Montebourg, a lâché à ce moment-là, les Américains ont pu remonter un peu plus au nord, en commençant d’ailleurs une bataille des Haies. C’était terrible parce qu’à cette époque-là, le bocage était constitué de haies bocagères avec des champs les uns un peu dans les autres et à chaque haie, il fallait recommencer le combat. À un prix humain terrible puisqu’en fait, il y a eu des pertes militaires du côté américain. Ils ont eu vraiment eu du mal à se remettre. Il a fallu attendre un petit peu la relève de façon à pouvoir continuer et pour faire vite donc la bataille de Montebourg s’arrêtant, on avait, les Américains avaient décidé de faire deux ports artificiels. Pas de chance, le 19 juin, grosse tempête. Les ports artificiels n’étaient plus valides et en fait, il a fallu voir le tonnage débarquer, par exemple de matériel militaire, passer de 24 500 tonnes le 18 juin à 2 500 le lendemain, donc une urgence pour les Américains de prendre le port de Cherbourg. Les Allemands ont eu le temps de bien le détruire et l’abîmer, de remplir les passes, d’obstruer tous les accès ; de pétarder quasi intégralement notre magnifique gare maritime qui maintenant est la Cité de la Mer, hein, des fleurons du tourisme nord cotentinois.

    Ce qui fait que les ports de Saint-Vaast-la-Hougue et de Barfleur ont été utilisés transitoirement en attendant la libération de Cherbourg qui a eu lieu le 26 juin exactement. Mais le génie américain avait une telle tâche qu’il a fallu attendre six mois avant vraiment que le port de Cherbourg devienne cette fois-ci encore une fois le plus grand port du monde puisque là, on avait un tonnage extraordinaire. Et une noria de camions, la Bigaouette Ball, qui partait quasiment jusqu’à Paris et même plus loin de façon à pouvoir approvisionner l’effort de guerre américain et anglais.

    La population locale a pu retrouver une vie, on va dire proche de ce qu’elle était avant à peu près à quel moment ?

    Dès l’arrivée des Américains, en fait cette quasi-famine dans lequel le peuple vivait a été transformée en opulence avec du chocolat, des cigarettes, des sucreries, de la viande et du coup, on a vu que le port de Cherbourg justement a pu réussir à assurer son trafic de façon à ce que l’effort de guerre des alliés puisse continuer jusqu’à Paris d’abord, et jusqu’au nid d’aigle, de façon, enfin, à pouvoir mettre la bête nazie à genoux.

    Aujourd’hui, on se trouve à la batterie des Coupléts à Equeudreville-Hainneville, un lieu où il y a des vestiges de la guerre. Donc ces vestiges, c’est aussi la mémoire de ce qui s’est passé dans le Cotentin. Vous, si vous aviez des lieux à recommander pour les auditeurs, des musées ou des sites qui permettent d’entretenir ce devoir de mémoire et de se renseigner également sur l’histoire, quel seraient-ils ?

    Alors, j’ai beaucoup d’amis parmi les musées locaux, je ne voudrais oublier personne. Il y a vraiment énormément de choses à voir.

    On peut commencer par un des plus anciens, le musée de la libération à Cherbourg. Mais se trouvent des musées extraordinaires un peu partout, vous avez notamment le Normandie Victory Museum, le Deadman’s corner Museum. Le Musée Airborne bien sûr, qui compte parmi les premiers plutôt sur l’effort de guerre, cette fois-ci aéroporté des parachutistes de l’assaut, énième et de la 4 22ᵉ airborne. Et on a des musées qui, pour moi, sont importants. Et qui sont, qui sont un petit peu plus discrets. J’entends par là notamment le musée Cobra qui se trouve à Saint-Sébastien de Raids, à côté de Périers, que je recommande particulièrement parce que c’est réellement un musée sympathique. Et si vous avez la chance que le maître des lieux vous en fasse la visite, ça devient hyper passionnant.

    Et en plus, c’est un peu ce que vous disiez. Chaque musée, finalement, aborde aussi un point de l’histoire de manière différente, donc chacun sont intéressants à leur manière.

    C’est ça, chaque musée a un peu ses spécificités, ses spécialisations et un petit peu aussi un point de vue différent sur les combats. On pourrait citer aussi bien sûr le musée de Quinéville qu’il ne faut pas oublier. On en a encore évidemment, je dois en oublier forcément quelques-uns. Ils m’en excuseront. Il y a vraiment plein de choses à voir à ce niveau-là

    Surtout ne pas oublier, aller voir les lieux des combats, notamment les plages du Débarquement, les plages américaines chez nous, Utah beach et Omaha. Omaha, dites la sanglante, parce que évidemment, ça s’est nettement moins bien passé que sur la plage d’Utah Beach puisqu’ils ont trouvé des défenses terribles. Les troupes alliées avaient la chance d’avoir une couverture aérienne bien plus importante que ne pouvaient le faire les Allemands puisqu’il y a un rapport de un à 11, je m’explique, quand vous avez 10 avions allemands, vous en avez  110 Américains, ce qui fait qu’en fait le plan de défense des bunkers qui étaient derrière les plages du débarquement a été complètement chamboulé parce que bien évidemment, quand les blindés sont arrivés en renfort, ils se sont fait littéralement terrasser par l’aviation alliée qui les a cloués au sol.

    Et on parlait de devoir de mémoire, comment on peut entretenir ce devoir de mémoire, notamment auprès des futures générations ? Comment les intéresser à ce point de l’histoire ?

    Il faut à mon sens bien leur raconter l’histoire, ne rien oublier, ne surtout pas oublier le sacrifice de ces jeunes gens du Connecticut et d’ailleurs, qui sont venus mourir sur nos plages pour notre liberté. Si on est libre à l’heure actuelle, c’est encore et toujours grâce à eux.

    Ce devoir de mémoire peut surtout aider à leur faire comprendre, à leur faire toucher du doigt que surtout, ça ne doit jamais recommencer.

    Ça, c’est le plus important.

    À mes yeux, oui.

    En tant qu’ambassadeur du Cotentin, vous aux personnes qui nous écoutent, qu’est-ce que vous pourriez leur dire ? qu’ils soient cotentinois, qui aimeraient redécouvrir leur territoire ou les visiteurs qui pourraient venir ? Qu’est-ce que vous diriez sur le Cotentin ?

    Alors le Cotentin se renouvelle à chaque fois, l’histoire étant toujours la même, on a toute une population d’amateurs d’histoire comme moi qui en fait à chaque fois arrivent à redécouvrir des choses. On a les archives américaines qui se sont ouvertes. On peut chercher un tas de choses déjà sur le net, mais vraiment, vraiment, j’insiste, le mieux, c’est de venir voir sur place, rien que l’émotion qu’on a en arrivant à Omaha Beach, à la pointe du Hoc, à Utah Beach. C’est extraordinaire. Cela vous prend, ça vous prend les tripes, on ne sait pas pourquoi. Mais on se retrouve dans l’histoire et il suffit de très peu d’imagination pour imaginer ce que ça a pu être comme champ de bataille.

    Pour finir, est-ce que vous auriez une bonne adresse locale, un coup de cœur local à nous partager ?

    Moi, je recommande un livre « Et la liberté, vint de Cherbourg » de Robert Lerouvillois, qui concerne la libération de Cherbourg et à chaque fois que j’en ai la possibilité, j’en fais un peu la réclame, comme on disait à l’époque. On a vraiment tout à l’intérieur justement pour voir quel choc ça a pu être, notamment pour les armées, mais aussi la population locale du Nord Cotentin.

    Écoutez Pierre, je vous dis un grand merci. C’était très intéressant de plonger un peu dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale dans le Cotentin.